Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Reconnaître l'éducation au dehors et en contact avec la nature et réaffirmer la place de la transition écologique à l'école

Amendement n° AC7

Mathilde Hignet LFI-NFP · Après l'article 2

En clair

Mathilde Hignet a déposé cet amendement le 30 janv. 2026, avec 70 cosignataires, sur le texte « Reconnaître l'éducation au dehors et en contact avec la nature et réaffirmer la place de la transition écologique à l'école ». Il a été rejeté en commission des affaires culturelles et de l'éducation le 4 févr. 2026.

Adoptés sur ce texte
15 sur 23amendements dont le sort est connu, en commission des affaires culturelles et de l'éducation

Ce qu'il propose

Le dispositif

Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la mise en œuvre de l’éducation au dehors. Ce rapport précise le statut des établissements mettant en œuvre l’éducation au dehors (public ou privé), leur répartition territoriale, ainsi que les publics concernés, appréciés au regard du niveau de revenu et de la catégorie socioprofessionnelle des familles.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement, les député.es du groupe la France insoumise souhaitent disposer d’une évaluation précise de l’effectivité de l’éducation au dehors, afin de s’assurer que cette pratique, déjà existante et encouragée par la présente proposition de loi, bénéficie effectivement à l’ensemble des enfants.

L’éducation au dehors constitue une pratique éducative déjà existante, reconnue pour ses apports pédagogiques, sanitaires et sociaux. En favorisant le contact avec la nature, l’apprentissage par l’expérience et le développement global de l’enfant, elle s’inscrit dans les objectifs éducatifs poursuivis par la présente proposition de loi.

La présente loi va ainsi dans le bon sens en visant à rendre plus effective et plus lisible la mise en œuvre de l’éducation au dehors. Toutefois, force est de constater que, malgré les possibilités juridiques déjà existantes, le nombre d’établissements mettant effectivement en place de telles pratiques demeure aujourd’hui très limité et inégalement réparti sur le territoire. En effet seuls 4 000 écoles, collèges et lycées font classe dehors en France, soit moins de 1,5 % des classes. Alors qu’en trente ans, le temps passé dehors par les enfants à été divisé par dix.

Dans ce contexte, il apparaît nécessaire de disposer d’une évaluation précise de l’effectivité réelle de l’éducation au dehors. L’enjeu est de s’assurer que cette mesure bénéficie à l’ensemble des enfants scolarisés.

Une attention particulière doit en effet être portée aux enfants les plus éloignés du contact avec la nature, notamment ceux vivant en zones urbaines et confrontés à des difficultés sociales et économiques importantes, telles que de faibles ressources ou des conditions de logement indignes.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 71

Mathilde Hignet LFI-NFP

Les 70 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1631

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO419604B1631P0D1N000007
Texte amendé (Assemblée nationale)
PIONANR5L17B1631