Rejeté
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité
Amendement n° CS107
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En clair
Arnaud Saint-Martin a déposé cet amendement le 5 sept. 2025, avec 70 cosignataires, sur le texte « Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité ». Il a été rejeté en commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité le 10 sept. 2025.
- Adoptés sur ce texte
- 244 sur 505amendements dont le sort est connu, en commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité
Ce qu'il propose
Le dispositif
Dans les trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement présente au Parlement un rapport sur l’allocation des fréquences face à l’encombrement de l’orbite basse.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Cet amendement est une demande de rapport concernant l’attribution des fréquences. Le déploiement des capacités satellites en orbite terrestre basse s’intensifie depuis une dizaine d’années. Les réseaux de satellites commerciaux et gouvernementaux se multiplient. Cette prolifération pose la question de la bonne gestion du spectre électromagnétique. C’est une ressource « naturelle », rare et limitée, dont l’allocation est gérée par l’Union Internationale des Télécommunications (UIT). L’Agence Nationale des Fréquences (ANFR) fait l’interface, depuis la France, entre cette dernière et les demandes de fréquences des opérateurs. Or, l’accélération des projets de « mégaconstellations » privés s’accompagne de tentatives d’accaparer les réservations des spectres (en bandes Ku, Ka et Q/V) couplées aux orbites.
Cela donne lieu à une surenchère et à des spéculations financières de « satellites de papier » qui participent d’une économie des promesses économiques questionnable ; en résumé, à une « guerre de fréquences ». Insistant sur l’exigence de sobriété dans les arènes internationales de la diplomatie spatiale, la France n’échappe pourtant pas à ces logiques de marchandisation du couple spectre/orbite. Ainsi l’atteste la réservation auprès du Rwanda en 2021, par la start-up E-Space basée à Toulouse, de 300 000 couples spectres/orbites pour un réseau de nanosatellites. Ce dernier a été enrichi par le dépôt à l’UIT, par l’ANFR au nom de la France, d’une autre demande pour une constellation de 116 640 satellites (Semaphore-C2). Cette démarche a été validée techniquement et réalisée par l’ANFR.
Les problèmes liés à l’encombrement de l’orbite basse par ces systèmes en coexistence forcée sont désormais bien connus. Les risques d’effondrement, suscités par les collisions entre satellites ou débris de satellites, et les réactions en chaîne qui s’ensuivront (syndrome de Kessler), mettent en péril la continuité des opérations. Les infrastructures orbitales sont pourtant devenues absolument indispensables au capitalisme technologique et numérique et à nos sociétés en réseaux, si bien que l’extension du domaine des télécommunications spatiales demande à être régulée. Il en va de la préservation de la ressource et de la soutenabilité des activités spatiales à court et moyen termes.
Cette demande de rapport vise donc à faire le point sur ces évolutions et d’examiner dans quelle mesure le système d’allocation des fréquences contribue à la potentielle dégradation de l’environnement spatial.
Son sort
- Sort décidé le
Auteurs 71
- LFI-NFP 70
Les 70 cosignataires
- LFI-NFP Nadège Abomangoli
- LFI-NFP Laurent Alexandre
- LFI-NFP Gabriel Amard
- LFI-NFP Ségolène Amiot
- LFI-NFP Farida Amrani
- LFI-NFP Rodrigo Arenas
- LFI-NFP Raphaël Arnault
- LFI-NFP Anaïs Belouassa-Cherifi
- LFI-NFP Ugo Bernalicis
- LFI-NFP Christophe Bex
- LFI-NFP Carlos Martens Bilongo
- LFI-NFP Manuel Bompard
- LFI-NFP Idir Boumertit
- LFI-NFP Louis Boyard
- LFI-NFP Pierre-Yves Cadalen
- LFI-NFP Aymeric Caron
- LFI-NFP Sylvain Carrière
- LFI-NFP Gabrielle Cathala
- LFI-NFP Bérenger Cernon
- LFI-NFP Sophia Chikirou
- LFI-NFP Hadrien Clouet
- LFI-NFP Éric Coquerel
- LFI-NFP Jean-François Coulomme
- LFI-NFP Sébastien Delogu
- LFI-NFP Aly Diouara
- LFI-NFP Alma Dufour
- LFI-NFP Karen Erodi
- LFI-NFP Mathilde Feld
- LFI-NFP Emmanuel Fernandes
- LFI-NFP Sylvie Ferrer
- LFI-NFP Perceval Gaillard
- LFI-NFP Clémence Guetté
- LFI-NFP David Guiraud
- LFI-NFP Zahia Hamdane
- LFI-NFP Mathilde Hignet
- LFI-NFP Andy Kerbrat
- LFI-NFP Bastien Lachaud
- LFI-NFP Abdelkader Lahmar
- LFI-NFP Maxime Laisney
- LFI-NFP Aurélien Le Coq
- LFI-NFP Arnaud Le Gall
- LFI-NFP Élise Leboucher
- LFI-NFP Jérôme Legavre
- LFI-NFP Sarah Legrain
- LFI-NFP Claire Lejeune
- LFI-NFP Murielle Lepvraud
- LFI-NFP Antoine Léaument
- LFI-NFP Élisa Martin
- LFI-NFP Damien Maudet
- LFI-NFP Marianne Maximi
- LFI-NFP Marie Mesmeur
- LFI-NFP Manon Meunier
- LFI-NFP Jean-Philippe Nilor
- LFI-NFP Sandrine Nosbé
- LFI-NFP Danièle Obono
- LFI-NFP Nathalie Oziol
- LFI-NFP Mathilde Panot
- LFI-NFP René Pilato
- LFI-NFP François Piquemal
- LFI-NFP Thomas Portes
- LFI-NFP Loïc Prud'homme
- LFI-NFP Jean-Hugues Ratenon
- LFI-NFP Aurélien Saintoul
- LFI-NFP Ersilia Soudais
- LFI-NFP Anne Stambach-Terrenoir
- LFI-NFP Aurélien Taché
- LFI-NFP Andrée Taurinya
- LFI-NFP Matthias Tavel
- LFI-NFP Aurélie Trouvé
- LFI-NFP Paul Vannier
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 1112
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO866672B1112P0D1N000107
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B1112