Rejeté
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité
Amendement n° CS67
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En clair
René Pilato a déposé cet amendement le 4 sept. 2025, avec 70 cosignataires, sur le texte « Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité ». Il a été rejeté en commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité le 9 sept. 2025.
- Adoptés sur ce texte
- 244 sur 505amendements dont le sort est connu, en commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – À la fin de l’alinéa 6, substituer aux mots :
« ils ont désigné un représentant établi sur le territoire national. »
les mots :
« ils sont établis de façon effective sur le territoire national. »
II. – En conséquence, au début de l’alinéa 10, substituer aux mots :
« Ou ceux qui ont désigné un représentant établi sur le territoire national »
les mots :
« Ou ceux qui sont établis de façon effective sur le territoire national ».
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le présent amendement vise à supprimer la possibilité offerte aux fournisseurs de services numériques critiques établis hors de l’Union européenne de se soustraire à l’obligation d’établissement réel sur le territoire national, en se limitant à la désignation d’un simple représentant local.
En effet, l’alinéa concerné autorise que des acteurs clés du numérique — tels que les fournisseurs de services de système de noms de domaine, d’informatique en nuage, d’hébergement, de diffusion de contenu, ou encore les plateformes de réseaux sociaux — puissent se conformer aux obligations réglementaires françaises sans disposer d’une implantation effective et contrôlable en France. Cette disposition fragilise la capacité des autorités à exercer un contrôle opérationnel sur ces services essentiels, en particulier dans un contexte où la souveraineté numérique et la protection des infrastructures critiques sont des priorités nationales.
La désignation d’un simple représentant local constitue un contournement déconnecté de la réalité opérationnelle, qui ne garantit ni la maîtrise directe des infrastructures, ni la responsabilité pleine et entière de l’opérateur face aux exigences françaises. Par ailleurs, elle peut servir à contourner les règles nationales, tout en maintenant ces acteurs soumis à des législations extraterritoriales, telles que le Cloud Act ou le Patriot Act américains, pouvant engendrer des risques de fuite de données ou d’ingérence.
Par conséquent, la suppression de cette possibilité est indispensable pour garantir une obligation d’établissement effectif en France, condition sine qua non à l’exercice d’un contrôle robuste, transparent et efficient sur ces acteurs numériques systémiques. Cette exigence favorise un cadre de régulation équitable, assurant que les opérateurs français, européens et étrangers respectent des normes comparables, dans un souci d’égalité de traitement et de protection renforcée des intérêts stratégiques nationaux.
Enfin, renforcer cette obligation constitue un levier majeur pour consolider la souveraineté numérique de la France, en assurant la disponibilité, la sécurité et la résilience des services numériques essentiels, et en évitant que des fournisseurs extérieurs échappent à la responsabilité pleine et entière que requiert leur rôle dans l’écosystème numérique national.
Son sort
- Sort décidé le
Auteurs 71
- LFI-NFP 70
Les 70 cosignataires
- LFI-NFP Nadège Abomangoli
- LFI-NFP Laurent Alexandre
- LFI-NFP Gabriel Amard
- LFI-NFP Ségolène Amiot
- LFI-NFP Farida Amrani
- LFI-NFP Rodrigo Arenas
- LFI-NFP Raphaël Arnault
- LFI-NFP Anaïs Belouassa-Cherifi
- LFI-NFP Ugo Bernalicis
- LFI-NFP Christophe Bex
- LFI-NFP Carlos Martens Bilongo
- LFI-NFP Manuel Bompard
- LFI-NFP Idir Boumertit
- LFI-NFP Louis Boyard
- LFI-NFP Pierre-Yves Cadalen
- LFI-NFP Aymeric Caron
- LFI-NFP Sylvain Carrière
- LFI-NFP Gabrielle Cathala
- LFI-NFP Bérenger Cernon
- LFI-NFP Sophia Chikirou
- LFI-NFP Hadrien Clouet
- LFI-NFP Éric Coquerel
- LFI-NFP Jean-François Coulomme
- LFI-NFP Sébastien Delogu
- LFI-NFP Aly Diouara
- LFI-NFP Alma Dufour
- LFI-NFP Karen Erodi
- LFI-NFP Mathilde Feld
- LFI-NFP Emmanuel Fernandes
- LFI-NFP Sylvie Ferrer
- LFI-NFP Perceval Gaillard
- LFI-NFP Clémence Guetté
- LFI-NFP David Guiraud
- LFI-NFP Zahia Hamdane
- LFI-NFP Mathilde Hignet
- LFI-NFP Andy Kerbrat
- LFI-NFP Bastien Lachaud
- LFI-NFP Abdelkader Lahmar
- LFI-NFP Maxime Laisney
- LFI-NFP Aurélien Le Coq
- LFI-NFP Arnaud Le Gall
- LFI-NFP Élise Leboucher
- LFI-NFP Jérôme Legavre
- LFI-NFP Sarah Legrain
- LFI-NFP Claire Lejeune
- LFI-NFP Murielle Lepvraud
- LFI-NFP Antoine Léaument
- LFI-NFP Élisa Martin
- LFI-NFP Damien Maudet
- LFI-NFP Marianne Maximi
- LFI-NFP Marie Mesmeur
- LFI-NFP Manon Meunier
- LFI-NFP Jean-Philippe Nilor
- LFI-NFP Sandrine Nosbé
- LFI-NFP Danièle Obono
- LFI-NFP Nathalie Oziol
- LFI-NFP Mathilde Panot
- LFI-NFP François Piquemal
- LFI-NFP Thomas Portes
- LFI-NFP Loïc Prud'homme
- LFI-NFP Jean-Hugues Ratenon
- LFI-NFP Arnaud Saint-Martin
- LFI-NFP Aurélien Saintoul
- LFI-NFP Ersilia Soudais
- LFI-NFP Anne Stambach-Terrenoir
- LFI-NFP Aurélien Taché
- LFI-NFP Andrée Taurinya
- LFI-NFP Matthias Tavel
- LFI-NFP Aurélie Trouvé
- LFI-NFP Paul Vannier
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 1112
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO866672B1112P0D1N000067
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B1112