Tombé

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi relatif à l’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030

Amendement n° CL38

Jean-François Coulomme LFI-NFP · Article 31

En clair

Jean-François Coulomme a déposé cet amendement le 5 déc. 2025, avec 70 cosignataires, sur le texte « Projet de loi relatif à l’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 ». Il est tombé en commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République le 10 déc. 2025.

Adoptés sur ce texte
5 sur 59amendements dont le sort est connu, en commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République

Ce qu'il propose

Le dispositif

Compléter la seconde phrase de l’alinéa 2 par les mots :

« sans préjudice de la possibilité pour le conducteur et ses passagers d’accéder au site sans leur véhicule ».

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement de repli, les député.es du groupe La France insoumise proposent de modifier cet article 31 particulièrement liberticide.

Cet article inscrit pour la première fois dans le droit commun la possibilité reconnue aux forces de sécurité privée de procéder à l’inspection visuelle de véhicules (dont le coffre) souhaitant accéder à un lieu dont ils ont la garde, sur simple demande du gestionnaire dudit lieu. Il n'est aucunement circonscrit au seul cadre des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver.

Nous nous opposons à cet article qui révèle à l'image de l’ensemble de ce titre V, la vraie teneur de ce projet de loi : un cheval de Troie pour mieux permettre la fuite en avant sécuritaire et liberticide du pouvoir actuel. De fait, cet article n'est limité ni dans le temps ni dans l'espace.

Cet amendement de repli vise à tenir compte de l’avis du Conseil d’État sur le présent projet de loi. Le refus par les agents de sécurité privés ne doit s'entendre que pour l’accès au site avec le véhicule en cause, sans préjudice de la possibilité pour le conducteur et ses passagers d’accéder au site sans le véhicule.

Il est d'autant plus nécessaire de réécrire cet article, faute de le supprimer, que le dispositif actuel ne permet pas au détenteur du véhicule de s'opposer à cette inspection s'il souhaite accéder au lieu donné. S'il prévoit que son "consentement" à l’inspection visuelle est requis, cette mention est purement cosmétique puisque tout refus entrainera un refus d'accéder au site avec le véhicule.

Nous demeurons opposés à la marchandisation de notre sécurité collective, déléguée à des acteurs privés au gré des coupes austéritaires dans nos services publics. Nous considérons que l’un des risques qu’emporte le déploiement d’une sécurité privée, marquée par une qualité de service aléatoire et des manquements déontologiques, accroit les risques de délits de faciès lors des opérations de contrôle, risque qui a été très clairement reconnu dans de la décision n° 2017-695 QPC du CC du 29 mars 2018.

Cet amendement est issu d'une proposition du groupe Ecologiste au Sénat.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 71

Jean-François Coulomme LFI-NFP

Les 70 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1641

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59051B1641P0D1N000038
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1641