Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Renforcer le contrôle, la gouvernance et la responsabilité financière des agences et opérateurs de l’État

Amendement n° CF10

Claire Lejeune LFI-NFP · Article 4

En clair

Claire Lejeune a déposé cet amendement le 20 févr. 2026, avec 70 cosignataires, sur le texte « Renforcer le contrôle, la gouvernance et la responsabilité financière des agences et opérateurs de l’État ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 25 févr. 2026.

Adoptés sur ce texte
6 sur 39amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Le dispositif

Supprimer cet article.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement, les député.es de la France insoumise proposent de supprimer cet article.

Cet article prévoit que l’État disposera de la majorité au sein du conseil d’administration d’une agence ou d’un opérateur s’il en est le principal financeur, ce qui est le cas la quasi-totalité d’entre eux.

L’opportunité de cet article interroge grandement, puisque les articles 2 et 3 prétendaient déjà résoudre la question du « pilotage insuffisamment opérationnel » exercé par les administrations de tutelle, en rendant obligatoire la conclusion de contrats d’objectifs et de performance et des contrats d’objectifs avec chaque opérateur.

D’ailleurs, dans un rapport de 2021, la Cour des comptes ne recommande nullement de réformer la gouvernance de ces entités, estimant que le contrat d’objectifs serait un instrument suffisant pour renforcer « l’implication de l’État ».

Cet article semble donc uniquement voué à mettre définitivement sous tutelle ces entités.

Notre groupe soutient que la question de la gouvernance de chaque entité devrait être appréhendée au cas par cas.

Par exemple comment justifier que pour des opérateurs comme l’Office français de la biodiversité (OFB) ou l’ADEME, des représentants de l’État soient davantage représentés que des expert.es de ces questions ? Pour ne prendre que l’exemple de l’OFB, son conseil d’administration, composé de cinq collèges distincts, n’intègre des représentants de l’État que dans son premier collège, les autres conférant une place prépondérante et légitime aux représentants d’associations de protection de l’environnement, d’organisations agricoles, ou encore de collectivités territoriales.

La question de leur gouvernance est d’autant plus sensible que certaines d’entre elles doivent conserver une certaine autonomie.

Sur ce point, nos craintes sont d’autant plus fondées que c’est précisément la destruction de l’autonomie de certaines agences qui est recherché par le Gouvernement et ses appuis à droite. La dernière « agence » à en avoir fait les frais n’est autre que l’ANSES, puisque un décret publié quelques jours après l’adoption de l’abjecte loi « Duplomb » prévoit que ses décisions seront dorénavant contraintes en matière d’examen des pesticides par un calendrier fixé par un ministère de l’Agriculture entièrement acquis aux enjeux économiques de l’agrochimie – sans même associer ses autres Ministères de tutelle, pas même celui de la Santé.

Cette question se pose d’autant plus que la notion d’agence n’est pas définie dans la loi ce qui est particulièrement problématique ici. Si l’article exclut certes les associations, fondations, et établissements universitaires et scientifiques, il ne s’agit donc pas d’une garantie suffisante.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 71

Claire Lejeune LFI-NFP

Les 70 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 2445

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B2445P0D1N000010
Texte amendé (Assemblée nationale)
PIONANR5L17B2445