Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026

Amendement n° CF1321

Bastien Lachaud LFI-NFP · Article 49

En clair

Bastien Lachaud a déposé cet amendement le 6 janv. 2026, avec 70 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 9 janv. 2026.

Adoptés sur ce texte
299 sur 2 216amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Environnement et prospective de la politique de défense0 €0 €
Préparation et emploi des forces0 €0 €
Soutien de la politique de la défense0 €0 €
Équipement des forces−70 000 000 €−70 000 000 €
Système d’alerte avancée (création)+70 000 000 €+70 000 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement, le groupe parlementaire La France insoumise propose de créer un programme «Système d’alerte avancée» en l’abondant de 70 000 000 d’euros en autorisation d’engagement et en crédits de paiement et en minorant du même montant en AE et CP l'action 09 "Engagement et combat" du programme 146 "Equipement des forces". Le présent amendement vise à dénoncer le nouveau programme de coopération franco-allemande Odin’s Eye, et à le remplacer par un programme national, ou par un programme en coopération mais placé sous direction française.

Ce choix s’inscrit dans une série de coopérations franco-allemandes déséquilibrées pour nos industriels : après le char du futur MGCS et le SCAF pour l’aviation de combat, c’est désormais le spatial qui suit le même chemin. L’Allemagne sait défendre ses champions industriels, pendant que la France sacrifie les siens au nom d’un prétendu « intérêt franco-allemand ».

Alors que cette capacité répond à un besoin stratégique réel -sortir de la dépendance totale envers les États-Unis en matière d’alerte avancée- la France a accepté que la coordination du programme soit confiée à l’industriel allemand OHB, reléguant nos acteurs nationaux à un rôle secondaire.
Pourtant, notre pays dispose déjà de briques technologiques majeures lui permettant d’assurer seul, ou en chef de file, la conduite d’un tel programme.
L’expérience acquise avec le programme SPIRALE, lancé dès 2009, a permis de constituer une base de données infrarouge unique et d’établir les fondations d’une capacité autonome d’alerte avancée. Quant à la capacité terrestre d’alerte avancée, elle repose sur des radars transhorizon, comme le démonstrateur NOSTRADAMUS, dont le développement a récemment été relancé par le ministère des Armées, grâce à un premier investissement de 2 millions d’euros. Ces travaux attestent que la France possède encore les savoir-faire techniques et scientifiques nécessaires pour développer une capacité d’alerte avancée.
Confier la maîtrise d’œuvre de ce programme à un industriel étranger reviendrait donc à déclasser notre base industrielle et technologique de défense spatiale, à affaiblir notre souveraineté en renonçant à une filière d’excellence française.
La France doit retrouver l’ambition de ses propres moyens. Elle doit lancer, sous maîtrise d’œuvre nationale ou dans une coopération équilibrée, un programme souverain d’alerte avancée.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 71

Bastien Lachaud LFI-NFP

Les 70 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 2247

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 6 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001321
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B2247