Tombé

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Un meilleur encadrement du Pacte Dutreil

Amendement n° CF12

Aurélien Le Coq LFI-NFP · Article unique

En clair

Aurélien Le Coq a déposé cet amendement le 23 mai 2025, avec 69 cosignataires, sur le texte « Un meilleur encadrement du Pacte Dutreil ». Il est tombé en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 28 mai 2025.

Adoptés sur ce texte
3 sur 33amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Le dispositif

À la seconde phrase de l’alinéa 6, susbtituer au taux :

« 50 % »

le taux :

« 10 % ».

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement du groupe LFI-NFP propose de renforcer les dispositions prévues par cette proposition de loi en réduisant drastiquement le taux d’exonération au-delà d’un plafond, comme c’est par exemple le cas pour le crédit d’impôt recherche.

Le pacte Dutreil abîme considérablement la progressivité des droits de succession. Comme le souligne la Cour des comptes dans son rapport de juin 2024, pour la transmission en ligne directe d’un patrimoine de 2,5 millions d’euros, alors que le taux moyen devrait être de 30 %, le taux moyen effectif n’est que de 15 %. C’est ainsi, à l’aide des mécanismes dérogatoires, 375 000 € qui sont soustraits à la puissance publique.

S’il est possible de souscrire à la volonté politique de faciliter la transmission de TPE et de PME, dont l’activité est d’autant plus liée à la continuité d’une équipe dirigeante, l’exonération perd tout sens une fois appliquée aux ETI et aux grands groupes, dont la gestion est en principe plus impersonnelle, et l’actionnariat plus diversifié. À ce titre, l’introduction d’un plafond pour réduire la charge pour l’État est une bonne nouvelle, et permet de réduire la constitution de dynasties familiales aux dépens de nos finances publiques.

Le chiffre d’affaires maximal d’une PME étant de 50 millions d’euros, et la valorisation d’une société excédant rarement ce chiffre d’affaires (sauf dans des contextes d’hypercroissance, auquel cas on parlerait plus logiquement de jeune pousse que de PME), ce seuil est suffisamment généreux pour s’assurer que la quasi-totalité des PME sera entièrement maintenue dans le dispositif Dutreil. Au-delà, une légère exonération peut être maintenue afin de faciliter un suivi des détentions de capital, mais une exonération à 50 % ou 75 % n’a pas lieu d’être, et ne fait que favoriser la concentration de capital entre des mains toujours moins nombreuses.

Afin de financer la solidarité nationale et de mettre à contribution les grands héritiers dont le seul mérite est d’être bien né, nous proposons de plafonner le pacte Dutreil à 50 millions d’euros lors des transmissions, et de maintenir une défiscalisation plus symbolique au-delà. De cette manière, il pourra se concentrer sur les transmissions de TPE et PME plutôt que bénéficier avant tout aux ETI et aux grands groupes familiaux, qui se servent de cet outil pour contourner leur contribution à l’État.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 70

Aurélien Le Coq LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1341

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B1341P0D1N000012
Texte amendé (Assemblée nationale)
PIONANR5L17B1341