Rejeté
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2025
Amendement n° II-CF1938
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En clair
Raphaël Arnault a déposé cet amendement le 25 oct. 2024, avec 70 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2025 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 30 oct. 2024.
- Adoptés sur ce texte
- 1 001 sur 4 911amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire
Ce qu'il propose
| Programme | Autorisations d'engagement | Crédits de paiement |
|---|---|---|
| Sport | 0 € | 0 € |
| Jeunesse et vie associative | −500 000 000 € | −500 000 000 € |
| Jeux olympiques et paralympiques 2024 | 0 € | 0 € |
| Création d’un service public local d’orientation et d’insertion sur tout le territoire (création) | +500 000 000 € | +500 000 000 € |
| Solde | 0 € | 0 € |
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Par cet amendement, nous proposons de rétablir un service public de l’orientation et de l’insertion appuyé par des comités d’emploi, de l’accompagnement dans l’activité au suivi des dispositifs publics.
D’abord nous condamnons le mentorat bénévole porté par le Gouvernement (1 jeune, 1 mentor), qui arbore une vision paternaliste de la tutelle des jeunes qui ont pourtant besoin d’aide. Ce dispositif méprise l’existence des professionnelles de l’insertion. Mais en plus, il semble inefficace. Selon un rapport d'étape publié en avril 2024 par l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (INJEP), chargé de l'évaluation du plan "1 jeune, 1 mentor", ses effets sont considérés « comme de faible ampleur » et apparaissent « modérés », « lorsqu’on les compare à d'autres dispositifs à destination des jeunes. » Les pratiques restent diverses selon les structures, avec des effets difficiles à quantifier, ce qui complique la mesure de l'impact global du programme.
Les moyens de ce dispositif à 32 millions d’euros (pour 160.000 jeunes et « des effets modérés », selon l’INJEP) pourraient être réalloués dans les missions locales, et plus encore, vers un service public de l’orientation et de l’insertion plus grands encore. Car les fondements d’un tel service public de l’insertion existent, tout comme le savoir-faire.
Lorsque le Gouvernement se targue de favoriser l’emploi des jeunes, et lorsqu’il prétend harmoniser les services publics de l’emploi pour mieux rationnaliser les coûts, les moyens s’effondrent pour les structures à destination des demandeur•eues d’emploi, et donc les jeunes, privés d’emploi pour 17,7% d’entre eux. Pendant ce temps, les missions locales dépérissent à bas bruit. Ces derniers mois, les signaux d’alarme se multiplient en
Île-de-France, à La Réunion, à Fougères, etc. Le PLF 2025, lui, prévoit des réductions de -5,8 % en AE et de -22,2 % en CP pour le financement des missions locales, spécialistes de l’accompagnement des jeunes les plus éloignés de l’activité, mais réhausse les moyens des services civiques (+15,64%), que nous considérons comme une forme de travail dissimulé légal.
Forts de ce constat, nous préconisons ainsi la création d’un service public de l’insertion et de l’orientation appuyé sur des « comités de la garantie d’emploi ». Ils se composeront des représentant·es des chômeur·ses de longue durée, des syndicats, des services déconcentrés de l’État concernés par l’emploi, des associations de chômeur·ses, d’acteurs économiques comme les branches professionnelles, les chambres du commerces et de l’industrie, les chambres des métiers et de l’artisanat, d’acteurs de l’insertion comme les structures locales de l’insertion par l’activité économique, les missions locales ou les plans locaux pour l’insertion et l’emploi, ainsi que de représentant·es des collectivités territoriales. Les projets seront personnalisés, en fonction des besoins locaux et des bassins d’emploi locaux. Ces comités seront épaulés par les CCAS et services sociaux, qui y réorienterons des publics, au plus près des besoins locaux et à l’appui de connaissances fines sur les problématiques socio-économiques du territoire.
Pour respecter les règles de recevabilité financière, nous proposons dans cet amendement d’appel transférer les crédits de paiement et autorisations d’engagement de l’action 04 –
Développement du service civique du programme 163 – Jeunesse et vie associative à hauteur de 500 millions d’euros en autorisations d’engagement et 500 millions d’euros en crédits de paiement, vers un nouveau programme « Création d’un service public local d’orientation et d’insertion sur tout le territoire. »
Si nous remettons en cause les dispositions de la LOLF relatives au gage des amendements, nous sommes obligés de ponctionner dans les programmes existants du PLF. Notre proposition est vouée dans les années futures à une pérennisation de financements, qui seront nécessairement plus importants
Son sort
- Sort décidé le
Auteurs 71
- LFI-NFP 70
Les 70 cosignataires
- LFI-NFP Nadège Abomangoli
- LFI-NFP Laurent Alexandre
- LFI-NFP Gabriel Amard
- LFI-NFP Ségolène Amiot
- LFI-NFP Farida Amrani
- LFI-NFP Rodrigo Arenas
- LFI-NFP Anaïs Belouassa-Cherifi
- LFI-NFP Ugo Bernalicis
- LFI-NFP Christophe Bex
- LFI-NFP Carlos Martens Bilongo
- LFI-NFP Manuel Bompard
- LFI-NFP Idir Boumertit
- LFI-NFP Louis Boyard
- LFI-NFP Pierre-Yves Cadalen
- LFI-NFP Aymeric Caron
- LFI-NFP Sylvain Carrière
- LFI-NFP Gabrielle Cathala
- LFI-NFP Bérenger Cernon
- LFI-NFP Sophia Chikirou
- LFI-NFP Hadrien Clouet
- LFI-NFP Éric Coquerel
- LFI-NFP Jean-François Coulomme
- LFI-NFP Sébastien Delogu
- LFI-NFP Aly Diouara
- LFI-NFP Alma Dufour
- LFI-NFP Karen Erodi
- LFI-NFP Mathilde Feld
- LFI-NFP Emmanuel Fernandes
- LFI-NFP Sylvie Ferrer
- LFI-NFP Perceval Gaillard
- LFI-NFP Clémence Guetté
- LFI-NFP David Guiraud
- LFI-NFP Zahia Hamdane
- LFI-NFP Mathilde Hignet
- LFI-NFP Andy Kerbrat
- LFI-NFP Bastien Lachaud
- LFI-NFP Abdelkader Lahmar
- LFI-NFP Maxime Laisney
- LFI-NFP Aurélien Le Coq
- LFI-NFP Arnaud Le Gall
- LFI-NFP Élise Leboucher
- LFI-NFP Jérôme Legavre
- LFI-NFP Sarah Legrain
- LFI-NFP Claire Lejeune
- LFI-NFP Murielle Lepvraud
- LFI-NFP Antoine Léaument
- LFI-NFP Élisa Martin
- LFI-NFP Damien Maudet
- LFI-NFP Marianne Maximi
- LFI-NFP Marie Mesmeur
- LFI-NFP Manon Meunier
- LFI-NFP Jean-Philippe Nilor
- LFI-NFP Sandrine Nosbé
- LFI-NFP Danièle Obono
- LFI-NFP Nathalie Oziol
- LFI-NFP Mathilde Panot
- LFI-NFP René Pilato
- LFI-NFP François Piquemal
- LFI-NFP Thomas Portes
- LFI-NFP Loïc Prud'homme
- LFI-NFP Jean-Hugues Ratenon
- LFI-NFP Arnaud Saint-Martin
- LFI-NFP Aurélien Saintoul
- LFI-NFP Ersilia Soudais
- LFI-NFP Anne Stambach-Terrenoir
- LFI-NFP Aurélien Taché
- LFI-NFP Andrée Taurinya
- LFI-NFP Matthias Tavel
- LFI-NFP Aurélie Trouvé
- LFI-NFP Paul Vannier
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 324
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO59048B0324P2D1N001938
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B0324