Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2025

Amendement n° II-AS111

Ségolène Amiot LFI-NFP · Article 42

En clair

Ségolène Amiot a déposé cet amendement le 31 oct. 2024, avec 70 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2025 ». Il a été rejeté en commission des affaires sociales le 6 nov. 2024.

Adoptés sur ce texte
4 sur 97amendements dont le sort est connu, en commission des affaires sociales

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Accès et retour à l'emploi0 €0 €
Accompagnement des mutations économiques et développement de l'emploi−30 000 000 €−30 000 000 €
Amélioration de la qualité de l'emploi et des relations du travail0 €0 €
Soutien des ministères sociaux0 €0 €
Soutien aux missions locales (création)+30 000 000 €+30 000 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement de repli prévoit une dotation pour soutenir le travail des salariés des missions locales.

« Nous sommes financés un peu par tout le monde, et si une subvention s’arrête, on peut tout perdre. Dans ces conditions, c’est de plus en plus dur de se projeter, et donc d’accompagner correctement nos jeunes ». Plusieurs missions locales nous ont alertés sur la trop grande précarité de leur statut juridique. Par conséquent, cet amendement vise à verser une dotation supplémentaire aux missions locales et à proposer un vrai statut pour leurs travailleurs.

Les missions locales sont indispensables dans l'accueil et l'orientation d'un public jeune et souvent précaire, pénalisé par un certain nombre de freins à l'emploi. Pourtant, l'Union Nationale des missions locales alerte sur la baisse de 5,5% de leur financement dans ce PLF pour 2025. La loi de Finances 2024 leur affectait 635,41 M€ en autorisations d’engagement et 632,73 M€ en crédits de paiement, tandis que le PLF pour 2025 prévoit 598,45 M€ en autorisations d’engagement, 491,95 M€ en crédits de paiement. Cette variation représente une baisse de 141 millions d'euros en CP (plus encore une fois rapporté à l'inflation) pour des structures qui effectuent des missions de service public au plus près des jeunes et des territoires. Déjà pour 2024, les missions locales avaient vu leur budget amputé de près de 400 000 euros par rapport à la loi de finances initiale pour 2023.

Nous proposons d’augmenter leurs moyens afin de couvrir la hausse des coûts auxquels elles ont dû faire face en raison de l’inflation sur plusieurs années. Nous proposons donc une revalorisation a minima du budget des missions locales de 5 % à partir du montant des crédits en autorisation d'engagement prévus dans ce PLF pour 2025, pour un montant total de 628,4 millions d’euros en AE et 521,9 millions en CP (soit une hausse de 30 millions d'euros).

En raison des règles de recevabilité financière, cet amendement transfère 30 000 000 € en AE et CP de l’action 01 intitulée « Développement des compétences par l’alternance » du programme 103 « Accompagnement des mutations économiques et développement de l’emploi » vers un nouveau programme intitulé « Soutien aux missions locales ». Les règles de recevabilité nous obligent en effet à gager via un transfert de crédits provenant d’un autre programme de la mission.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 71

Ségolène Amiot LFI-NFP

Les 70 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 324

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO420120B0324P2D1N000111
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B0324