Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2025

Amendement n° II-CE147

Mathilde Hignet LFI-NFP · Article 42

En clair

Mathilde Hignet a déposé cet amendement le 18 oct. 2024, avec 70 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2025 ». Il a été rejeté en commission des affaires économiques le 23 oct. 2024.

Adoptés sur ce texte
87 sur 332amendements dont le sort est connu, en commission des affaires économiques

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagement
Compétitivité et durabilité de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt+85 391 153 €
Sécurité et qualité sanitaires de l'alimentation−85 391 153 €
Conduite et pilotage des politiques de l'agriculture0 €
Allègements du coût du travail en agriculture (TODE-AG)0 €
Solde0 €

Crédits de paiement : zéro sur chaque programme.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement du groupe LFI-NFP s'oppose aux coupes budgétaires prévues par le Gouvernement Barnier dans le Fonds en faveur de la souveraineté alimentaire et des transitions, et propose de les annuler.

En réponse aux crises qui ont traversé le monde agricole depuis le mois de janvier, le Gouvernement propose de réduire de 13% en autorisations d'engagement et de 6,56 % en crédits de paiement les crédits du ministère de l'agriculture. C'est une insulte.

Le volet planification écologique des dépenses du Ministère est particulièrement touché, alors même que la crise climatique et l'effondrement de la biodiversité appellent une action plus pressante que jamais.

Les crédits consacrés Fonds en faveur de la souveraineté alimentaire et des transitions sont notamment concernés : si, après une phase d'amorçage en 2024, ils augmentent en crédits de paiements en 2025, ils diminuent en revanche de 42,70 % en autorisations d'engagement, ce qui envoie un signal très négatif pour l'avenir.

Le Fonds en faveur de la souveraineté alimentaire et des transitions a vocation à mettre en oeuvre des plans de souveraineté dans les filières dans lesquelles nous sommes déficitaires (fruits et légumes...), des plans alimentaires territoriaux ou encore l'accompagnement des agriculteurs face au changement climatique. S'il mériterait d'être mieux ciblé et utilisé, la planification de la bifurcation agroécologique et le renforcement de notre souveraineté alimentaire nécessitent des moyens et de la visibilité, nous nous opposons donc aux coupes budgétaires dans ce fonds.

Pour des raisons de recevabilité financière, cet amendement procède au mouvement de crédits suivant :

- Il abonde de 85 391 153 euros en autorisations d'engagement l'action 29 Planification écologique du programme 149 Compétitivité et durabilité de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt.
- Il minore de 85 391 153 euros euros en autorisations d'engagement l'action 04 – Actions transversales du programme 206 – Sécurité et qualité sanitaires de l'alimentation.

Il convient de noter que cette proposition de mouvement de crédits est uniquement formelle, afin de respecter les règles budgétaires de l’Assemblée nationale, avec le souhait que le Gouvernement lève le gage pour éviter de diminuer le budget du programme 206.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 71

Mathilde Hignet LFI-NFP

Les 70 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 324

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO419610B0324P2D1N000147
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B0324