Rejeté
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026
Amendement n° II-AC166
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En clair
Arnaud Saint-Martin a déposé cet amendement le 24 oct. 2025, avec 70 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il a été rejeté en commission des affaires culturelles et de l'éducation le 28 oct. 2025.
- Adoptés sur ce texte
- 100 sur 528amendements dont le sort est connu, en commission des affaires culturelles et de l'éducation
Ce qu'il propose
| Programme | Autorisations d'engagement | Crédits de paiement |
|---|---|---|
| Formations supérieures et recherche universitaire | 0 € | 0 € |
| Vie étudiante | 0 € | 0 € |
| Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires | −300 000 000 € | −300 000 000 € |
| Recherche spatiale | 0 € | 0 € |
| Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durables | −255 828 000 € | −255 828 000 € |
| Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle | 0 € | 0 € |
| Recherche duale (civile et militaire) | 0 € | 0 € |
| Enseignement supérieur et recherche agricoles | 0 € | 0 € |
| Augmentation de 15% des subventions pour charges de service public du CNRS et du CNES (création) | +555 828 000 € | +555 828 000 € |
| Solde | 0 € | 0 € |
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Cet amendement vise à augmenter de 15 % les subventions pour charges de service public alloués au Centre National d’Études Spatiales (CNES) et au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) afin d’augmenter leurs moyens humains et financiers, de compenser les baisses de crédits opérées en 2025.
Le CNRS est l’établissement public scientifique et technologique phare de la recherche fondamentale française. Les recherches menées au sein de l’Institut écologie et environnement (INEE) sont absolument essentielles pour comprendre la crise écologique et trouver les moyens d’y remédier. Il mène aussi des recherches importantes en sciences sociales, en santé ou dans le domaine de la physique. Cet amendement propose donc dans un premier temps d’augmenter la subvention pour charge de service public du CNRS de 15 %. La baisse de la subvention pour charges de service public du CNRS alourdit d’autant plus ses charges, et ne permet pas de compenser les surcoûts énergétiques et la non compensation des mesures relatives au pouvoir d’achat des fonctionnaires annoncées par l’ancien Ministre Guérini. Elles ne permettent pas non plus de favoriser la recherche décarbonée sur la bifurcation écologique des écosystèmes naturels, énergétiques, la santé, les sciences sociales qui, loin du technosolutionnisme prôné par les gouvernements macronistes successifs, permet d’avancer vers la bifurcation écologique.
Cet amendement du groupe LFI propose également d’augmenter la subvention pour charges de service public du CNES de 15 %. En effet, afin de respecter les règles de recevabilité financière, et pour ne pas impacter durement les autres programmes, cet amendement prévoit simplement de compenser les coupes budgétaires du centre de recherche, entérinées en 2025 par le Gouvernement macroniste.
Alors que l’Allemagne prévoit d’investir 35 milliards d’euros dans la défense spatiale d’ici 2030, l’année dernière, la France a amputé le budget du CNES de manière conséquente. La recherche spatiale aura été gravement impactée par les choix budgétaires du Gouvernement, la faible augmentation prévue dans le cadre du PLF pour 2026 ne permettra pas de résorber les pertes de la dernière année, ni d’investir réellement dans une recherche spatiale pour la sobriété des usages. En effet, alors que l’UE Space Act s’apprête à être examiné par le Parlement Européen, que la prochaine réunion ministérielle de l’ESA aura lieu dans quelques semaines, que la France doit présenter sa nouvelle stratégie spatiale, et que le spatial s’encombre en partie par les mégaconstellations Starlink, il est urgent de doter le CNES de moyens supplémentaires, à minima pour investir dans une recherche liée à la sobriété des usages, à la soutenabilité des satellites, au processus de désorbitation ou aux processus de gestion des débris spatiaux. D’autres travaux sont à mener au sein du CNES, et son budget est à augmenter considérablement tant pour préserver la soutenabilité des usages que pour garantir une souveraineté d’accès à l’espace.
Pour respecter les règles de recevabilité financière, nous proposons de transférer à hauteur de :
– 300 000 000 euros en AE et en CP des crédits de l’action 02 « Agence nationale de la recherche » du programme 172 ;
– 255 828 000 euros en AE et CP des crédits de l’action 16 « Recherche dans le domaine de l’énergie nucléaire » du programme 190 ;
– Vers un nouveau programme intitulé « Augmentation de 15 % des subventions pour charges de service public du CNRS et du CNES ».
Nous proposons ce transfert de crédits pour respecter les règles imposées par l’article 40 de la Constitution mais nous ne souhaitons pas réduire ces crédits. Nous demandons donc au Gouvernement de lever le gage de cet amendement.
Son sort
- Sort décidé le
Auteurs 71
- LFI-NFP 70
Les 70 cosignataires
- LFI-NFP Marie Mesmeur
- LFI-NFP Nadège Abomangoli
- LFI-NFP Laurent Alexandre
- LFI-NFP Gabriel Amard
- LFI-NFP Ségolène Amiot
- LFI-NFP Farida Amrani
- LFI-NFP Rodrigo Arenas
- LFI-NFP Raphaël Arnault
- LFI-NFP Anaïs Belouassa-Cherifi
- LFI-NFP Ugo Bernalicis
- LFI-NFP Christophe Bex
- LFI-NFP Carlos Martens Bilongo
- LFI-NFP Manuel Bompard
- LFI-NFP Idir Boumertit
- LFI-NFP Louis Boyard
- LFI-NFP Pierre-Yves Cadalen
- LFI-NFP Aymeric Caron
- LFI-NFP Sylvain Carrière
- LFI-NFP Gabrielle Cathala
- LFI-NFP Bérenger Cernon
- LFI-NFP Sophia Chikirou
- LFI-NFP Hadrien Clouet
- LFI-NFP Éric Coquerel
- LFI-NFP Jean-François Coulomme
- LFI-NFP Sébastien Delogu
- LFI-NFP Aly Diouara
- LFI-NFP Alma Dufour
- LFI-NFP Karen Erodi
- LFI-NFP Mathilde Feld
- LFI-NFP Emmanuel Fernandes
- LFI-NFP Sylvie Ferrer
- LFI-NFP Perceval Gaillard
- LFI-NFP Clémence Guetté
- LFI-NFP David Guiraud
- LFI-NFP Zahia Hamdane
- LFI-NFP Mathilde Hignet
- LFI-NFP Andy Kerbrat
- LFI-NFP Bastien Lachaud
- LFI-NFP Abdelkader Lahmar
- LFI-NFP Maxime Laisney
- LFI-NFP Aurélien Le Coq
- LFI-NFP Arnaud Le Gall
- LFI-NFP Élise Leboucher
- LFI-NFP Jérôme Legavre
- LFI-NFP Sarah Legrain
- LFI-NFP Claire Lejeune
- LFI-NFP Murielle Lepvraud
- LFI-NFP Antoine Léaument
- LFI-NFP Élisa Martin
- LFI-NFP Damien Maudet
- LFI-NFP Marianne Maximi
- LFI-NFP Manon Meunier
- LFI-NFP Jean-Philippe Nilor
- LFI-NFP Sandrine Nosbé
- LFI-NFP Danièle Obono
- LFI-NFP Nathalie Oziol
- LFI-NFP Mathilde Panot
- LFI-NFP René Pilato
- LFI-NFP François Piquemal
- LFI-NFP Thomas Portes
- LFI-NFP Loïc Prud'homme
- LFI-NFP Jean-Hugues Ratenon
- LFI-NFP Aurélien Saintoul
- LFI-NFP Ersilia Soudais
- LFI-NFP Anne Stambach-Terrenoir
- LFI-NFP Aurélien Taché
- LFI-NFP Andrée Taurinya
- LFI-NFP Matthias Tavel
- LFI-NFP Aurélie Trouvé
- LFI-NFP Paul Vannier
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 1906
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO419604B1906P2D1N000166
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B1906