Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2025

Amendement n° II-AC132

Arnaud Saint-Martin LFI-NFP · Article 42

En clair

Arnaud Saint-Martin a déposé cet amendement le 18 oct. 2024, avec 70 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2025 ». Il a été rejeté en commission des affaires culturelles et de l'éducation le 23 oct. 2024.

Adoptés sur ce texte
124 sur 562amendements dont le sort est connu, en commission des affaires culturelles et de l'éducation

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Formations supérieures et recherche universitaire0 €0 €
Vie étudiante0 €0 €
Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires−1 000 000 000 €−1 000 000 000 €
Recherche spatiale−400 000 000 €−400 000 000 €
Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durables0 €0 €
Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle0 €0 €
Recherche duale (civile et militaire)0 €0 €
Enseignement supérieur et recherche agricoles0 €0 €
Plan de construction et de rénovation de laboratoires, de lieux d'enseignement et de vie étudiante (création)+1 400 000 000 €+1 400 000 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement vise à lancer un plan de construction et de rénovation de laboratoires, de lieux d’enseignement et de vie étudiante.

L’état déplorable des bâtiments universitaires en France est un frein majeur à l’enseignement supérieur. Selon la FERC Sup CGT, 60 % du parc universitaire est délabré, une situation qui nécessite des actions urgentes. L’État, en se déchargeant de ses responsabilités, pousse les universités à recourir à l’endettement et aux partenariats public-privé (PPP), menaçant ainsi leur mission de service public.

La rénovation des infrastructures est une nécessité impérieuse pour garantir des conditions d’études dignes et répondre aux exigences climatiques. Les universités doivent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, mais sans le financement adéquat, elles s’engagent dans des montages financiers risqués, tels que le tiers-financement ou les SPLU, qui les exposent à des risques de faillite. Ces mécanismes privatisent la gestion des biens publics, au détriment de la mission éducative.

Cette situation creuse les inégalités entre établissements, avec des universités en grandes métropoles mieux armées pour trouver des financements privés, tandis que d’autres restent dans un état indigne. Cela accentue les fractures sociales et territoriales, laissant de nombreux étudiants dans des conditions dégradées.

L’État doit donc lancer un plan massif d’investissement public pour rénover et construire de nouveaux locaux, sans contraindre les universités à s’endetter, afin qu’elles puissent se concentrer sur leur mission de formation et de recherche. Les défis climatiques, l’augmentation des effectifs et la mise aux normes de sécurité nécessitent des moyens conséquents.
Sans ce réinvestissement, les universités continueront de s’enfoncer dans une logique de gestion privée, accentuant les inégalités et dégradant les conditions d’études. L’éducation ne peut devenir un marché soumis aux logiques de profit. L’université publique doit redevenir un lieu d’émancipation sociale, accessible à tous.

La dépense proposée ici est un investissement de 1,4 milliards d’euros, pour lancer ce plan de rénovation et de construction de bâtiments qui garantiront le bon fonctionnement de notre recherche et notre formation universitaire.

Pour respecter les règles de recevabilité financière nous proposer de transférer :

-à hauteur de 1 000 000 000 d’euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement l’action 02 « Agence nationale de recherche » du programme 172 ;

-à hauteur de 400 000 000 d’euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement de l’action 04 « Maîtrise de l’accès à l’espace » du programme 193 ;

-vers une nouvelle ligne du programme intitulée « Plan de construction et de rénovation de laboratoires, de lieux d’enseignement et de vie étudiante ».

Les règles de recevabilité nous obligent à gager via un transfert de crédits provenant d’un autre programme de la mission. Nous appelons néanmoins le Gouvernement à lever le gage.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 71

Arnaud Saint-Martin LFI-NFP

Les 70 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 324

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO419604B0324P2D1N000132
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B0324