Retiré

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2025

Amendement n° II-AC129

Arnaud Saint-Martin LFI-NFP · Article 42

En clair

Arnaud Saint-Martin a déposé cet amendement le 18 oct. 2024, avec 70 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2025 ». Il a été retiré le 23 oct. 2024.

Adoptés sur ce texte
124 sur 562amendements dont le sort est connu, en commission des affaires culturelles et de l'éducation

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Formations supérieures et recherche universitaire−14 000 000 €−14 000 000 €
Vie étudiante+14 000 000 €+14 000 000 €
Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires0 €0 €
Recherche spatiale0 €0 €
Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durables0 €0 €
Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle0 €0 €
Recherche duale (civile et militaire)0 €0 €
Enseignement supérieur et recherche agricoles0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement, nous visons à renforcer significativement les moyens alloués au service de santé des étudiants pour garantir son efficacité et sa visibilité.

Une étude récente de Linktree révèle que 54 % des étudiants ont dû renoncer à des soins médicaux au cours de l’année écoulée en raison de contraintes financières. De plus, près d’un étudiant sur trois évalue sa santé psychologique comme mauvaise ou très mauvaise.

Les statistiques sont préoccupantes : 69 % des étudiants se déclarent souvent ou constamment stressés, 55 % nerveux, 64 % épuisés, et 44 % se sentent souvent seuls. Sarah, une étudiante de 20 ans, témoigne : «  Je me sens de plus en plus incapable dans tout ce que je fais... Je suis tellement fatiguée. »

En 2021, le Gouvernement a introduit un dispositif de « chèque psy » pour permettre aux étudiants d’accéder gratuitement à des consultations psychologiques. Cependant, ce programme a été peu utilisé, principalement en raison d’un manque de visibilité et d’une complexité d’accès, comme l’ont souligné les sociologues Adrien Delespierre et Patrick Peretti-Watel.

Pour lutter contre la détérioration de la santé mentale des étudiants, déclarée « grande cause nationale » pour 2025, il est impératif de s’attaquer à la précarité étudiante en investissant notamment dans leur santé. L’accès aux soins doit être facilité et promouvoir le bien-être physique et mental est indispensable.

Le manque de psychologues dans les établissements d’enseignement supérieur français est alarmant ; selon l’association Nightline, il y a un psychologue pour 30 000 étudiants, comparé à 1 pour 1 500 aux États-Unis. Ce ratio est huit fois inférieur aux recommandations de l’OMS.

Nous proposons donc d’augmenter le nombre de médecins et de psychologues dans les services universitaires de santé pour réduire les délais d’attente et améliorer leur fonctionnement. Une augmentation du budget permettra également d’accroître la visibilité de ces centres, car beaucoup d’étudiants ignorent leur existence.

Pour respecter les règles financières, nous suggérons un transfert :

-A hauteur de 14 000 000 d’euros des crédits en AE et en CP de l’action 04 « Établissements d’enseignement privé » du programme 150 ;

-Vers l’action 03 « santé des étudiants et activités associatives culturelles et sportives » du programme 231 « Vie étudiante ».

Nous appelons le Gouvernement à lever ce gage.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 71

Arnaud Saint-Martin LFI-NFP

Les 70 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 324

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO419604B0324P2D1N000129
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B0324