Retiré

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026

Amendement n° I-2508

Aurélien Taché LFI-NFP · Après l'article 3

En clair

Aurélien Taché a déposé cet amendement le 22 oct. 2025, avec 70 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il a été retiré.

Adoptés sur ce texte
558 sur 4 011amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

À compter du 1er janvier 2026, les personnes majeures qui renoncent à la nationalité française après avoir été fiscalement domiciliées en France au cours des cinq années précédant cette renonciation et dont le patrimoine financier net excède deux millions d’euros sont assujetties à une contribution exceptionnelle, due au moment de cette renonciation.

Cette contribution est calculée selon les règles suivantes :

– 2 % de la part du patrimoine comprise entre deux et cinq millions d’euros ;

– 5 % de la part comprise entre cinq et dix millions d’euros ;

– 10 % de la part excédant dix millions d’euros.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement d'appel des députés LFI vise à assumer que l'exil fiscal des plus riches, par le renoncement à la nationalité française, constitue une sécession du peuple français. Pour acter ce principe, et le pénaliser en conséquence, nous proposons d'instaurer une contribution exceptionnelle due par les contribuables les plus aisés qui choisissent de renoncer à la nationalité française après avoir s'être enrichi grâce au système fiscal et social de la République.

Aujourd’hui, une telle renonciation est considérée comme ne générant aucune perte pour les finances publiques, ce qui est irréaliste. Lorsqu’une personne disposant d’un patrimoine financier important quitte la communauté nationale pour échapper à l’impôt, c’est un manque à gagner pour l’État et donc pour l’ensemble des contribuables.

La contribution proposée ne concerne que les patrimoines financiers supérieurs à deux millions d’euros. Son barème progressif garantit qu’elle ne touche pas les Français ordinaires, mais uniquement ceux pour qui la nationalité devient un simple instrument d’optimisation fiscale.

Elle affirme un principe simple : lorsque l’on a construit sa richesse grâce aux infrastructures, aux services publics et à la stabilité qu’offre un pays, on ne peut pas s’en affranchir sans contribuer en retour.

Son sort

Examen
En séance publique

Auteurs 71

Aurélien Taché LFI-NFP

Les 70 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1906

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B1906P1D1N002508
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1906