Rejeté
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026
Amendement n° I-2134
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En clair
Jérôme Legavre a déposé cet amendement le 22 oct. 2025, avec 70 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il a été rejeté en séance publique le 21 nov. 2025.
- Adoptés sur ce texte
- 558 sur 4 011amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
Le II de l’article L. 6241‑1 du code du travail est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Pour les apprentis poursuivant un cycle de niveau master, ou dit de niveau mastère, la taxe d’apprentissage due par les employeurs est majorée de 100 %. »
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
"Par cet amendement d'appel, les députés LFI prévoient de majorer la taxe d'apprentissage due par les employeurs pour les apprentis de niveau master, afin de repolariser l'apprentissage vers les études courtes, et mettre un terme à l'aubaine fiscale qu'est devenu le business de l'apprentissage, au détriment des étudiants et du contenu des formations supérieures de niveau master.
Ainsi, alors que les coûts des formations ont explosé avec la « libération » offerte aux organismes de formation par la loi LCAP de 2018 et alors que le subventionnement massif de l’apprentissage par les finances publiques a conduit à une explosion du nombre d’apprentis, la participation des entreprises au financement des dépenses d’apprentissage a diminué. Les contributions légales des entreprises couvraient 50 % des dépenses d’alternance en 2015, elles n’en couvrent plus que 29 % en 2022. Concomitamment, le coût complet de chaque contrat d’apprentissage a augmenté de 58 %.
Force est de constater, que l’augmentation du nombre d’apprentis a particulièrement été portée par l’explosion du nombre de formations de niveau universitaire (niveaux 6 et 7), alors que les contrats pour des formations des niveaux CAP/BEP sont passés de 73 % en 1998 à 39 % en 2018 et 21 % en 2022. Toutes les études indiquent pourtant que le « bénéfice » de l’apprentissage pour l’insertion professionnelle des jeunes préparant un diplôme de niveau 6 ou 7 reste négligeable. Plusieurs rapports soulignent la nécessité de recentrer l'apprentissage sur les jeunes les moins diplômés afin de juguler les effets d'aubaine que pourraient capter les grandes écoles.
Plusieurs modifications ont été apportées, par les gouvernements qui se sont succédé au cours de l’année 2024-2025, aux modalités de financement du soutien public apporté à l’apprentissage. Outre la faiblesse des économies prévues en regard des 14 milliards d’argent public dépensés, cela ne concerne jamais le montant de la contribution que les entreprises sont tenues d’apporter à ce financement. Les taux de la taxe d’apprentissage (0,68 % sur le montant de la masse salariale) et de la contribution supplémentaire à l’apprentissage (pour les seules entreprises de plus de 250 salariés, et un taux dégressif en fonction du nombre d’apprentis qu’elles emploient… le rendement de la CSA a diminué de 31 % depuis 2017), n’ont pas été ajustés depuis 2014.
C’est pourquoi l’amendement que nous présentons constitue un tout premier pas dans cette direction, dans laquelle il nous semble urgent et crucial d’opérer des modifications significatives. De plus, il vise à combattre l’effet d’aubaine que représente l’embauche sous contrat d’apprentissage d’étudiants.
Pour toutes ces raisons, nous proposons de majorer de 100% le taux de la taxe d’apprentissage due par les entreprises embauchant des apprentis poursuivant un cycle de niveau « Master » ou dit de niveau « Mastère »
"
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Auteurs 71
- LFI-NFP 70
Les 70 cosignataires
- LFI-NFP Ségolène Amiot
- LFI-NFP Nadège Abomangoli
- LFI-NFP Laurent Alexandre
- LFI-NFP Gabriel Amard
- LFI-NFP Farida Amrani
- LFI-NFP Rodrigo Arenas
- LFI-NFP Raphaël Arnault
- LFI-NFP Anaïs Belouassa-Cherifi
- LFI-NFP Ugo Bernalicis
- LFI-NFP Christophe Bex
- LFI-NFP Carlos Martens Bilongo
- LFI-NFP Manuel Bompard
- LFI-NFP Idir Boumertit
- LFI-NFP Louis Boyard
- LFI-NFP Pierre-Yves Cadalen
- LFI-NFP Aymeric Caron
- LFI-NFP Sylvain Carrière
- LFI-NFP Gabrielle Cathala
- LFI-NFP Bérenger Cernon
- LFI-NFP Sophia Chikirou
- LFI-NFP Hadrien Clouet
- LFI-NFP Éric Coquerel
- LFI-NFP Jean-François Coulomme
- LFI-NFP Sébastien Delogu
- LFI-NFP Aly Diouara
- LFI-NFP Alma Dufour
- LFI-NFP Karen Erodi
- LFI-NFP Mathilde Feld
- LFI-NFP Emmanuel Fernandes
- LFI-NFP Sylvie Ferrer
- LFI-NFP Perceval Gaillard
- LFI-NFP Clémence Guetté
- LFI-NFP David Guiraud
- LFI-NFP Zahia Hamdane
- LFI-NFP Mathilde Hignet
- LFI-NFP Andy Kerbrat
- LFI-NFP Bastien Lachaud
- LFI-NFP Abdelkader Lahmar
- LFI-NFP Maxime Laisney
- LFI-NFP Aurélien Le Coq
- LFI-NFP Arnaud Le Gall
- LFI-NFP Élise Leboucher
- LFI-NFP Sarah Legrain
- LFI-NFP Claire Lejeune
- LFI-NFP Murielle Lepvraud
- LFI-NFP Antoine Léaument
- LFI-NFP Élisa Martin
- LFI-NFP Damien Maudet
- LFI-NFP Marianne Maximi
- LFI-NFP Marie Mesmeur
- LFI-NFP Manon Meunier
- LFI-NFP Jean-Philippe Nilor
- LFI-NFP Sandrine Nosbé
- LFI-NFP Danièle Obono
- LFI-NFP Nathalie Oziol
- LFI-NFP Mathilde Panot
- LFI-NFP René Pilato
- LFI-NFP François Piquemal
- LFI-NFP Thomas Portes
- LFI-NFP Loïc Prud'homme
- LFI-NFP Jean-Hugues Ratenon
- LFI-NFP Arnaud Saint-Martin
- LFI-NFP Aurélien Saintoul
- LFI-NFP Ersilia Soudais
- LFI-NFP Anne Stambach-Terrenoir
- LFI-NFP Aurélien Taché
- LFI-NFP Andrée Taurinya
- LFI-NFP Matthias Tavel
- LFI-NFP Aurélie Trouvé
- LFI-NFP Paul Vannier
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 1906
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B1906P1D1N002134
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B1906