Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026

Amendement n° I-2098

Maxime Laisney LFI-NFP · Après l'article 25

En clair

Maxime Laisney a déposé cet amendement le 22 oct. 2025, avec 70 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il a été rejeté en séance publique le 20 nov. 2025.

Adoptés sur ce texte
558 sur 4 011amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – Après le B de l’article 278‑0 bis du code général des impôts, il est inséré un B bis ainsi rédigé :

« B bis – La fourniture d’électricité et de gaz des ménages pour les consommations qui sont essentielles à la vie et à la dignité, ainsi que l’abonnement aux services de fourniture d’électricité et de gaz des ménages.

« Pour l’application du premier alinéa, un décret pris en Conseil d’État fixe chaque année le volume d’énergie considéré comme répondant aux besoins essentiels à la vie et à la dignité. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

"Cet amendement du groupe LFI vise à réduire le taux de TVA à 5.5 % pour la totalité de l’électricité nécessaire à la vie et à la dignité, ainsi que le prix fixe des abonnements qui s'y rapportent.

Rejoignant les prescriptions exigées par la Commission européenne, le Gouvernement Bayrou a décidé en août d’augmenter de 5,5 % à 20 % la TVA sur les abonnements d’électricité. Ce choix injuste affecte le pouvoir d’achat de nos concitoyens, en particulier les plus modestes. Désormais, c'est à la fois la consommation et l'abonnement qui sont taxés à hauteur de 20 %. Cette hausse en catimini ne trompe personne : confrontée à une consommation en berne, et à une baisse des recettes de TVA du fait de l'échec patent de sa politique de l'offre, la macronie tente péniblement de renforcer cet impôt injuste sur la consommation populaire.

Après plusieurs années de hausse du prix de l’énergie, les Français et les Françaises sont étranglés par leur facture électrique. En France, ce sont près de 5 millions de ménages qui subissent une situation de vulnérabilité énergétique, soit plus de 17 % de la population selon l’INSEE. Les ménages vulnérables cumulent souvent revenus faibles et logements énergivores. Ainsi, 4 ménages vulnérables sur 5 appartiennent aux 30 % les moins aisés (leur revenu est inférieur à 23 500 €) et résident dans un logement énergivore.

Voir ainsi la facture énergétique gonfler artificiellement par une hausse indue de TVA constitue une double peine insupportable pour nos concitoyens dans ces situations de précarité. Se chauffer fait ne devrait jamais être un luxe. Or, en France, dans la 7e puissance économique du monde, beaucoup de nos concitoyens n'en ont plus les moyens.

Pour assurer un prix abordable pour la totalité de l’électricité nécessaire à la vie et à la dignité, nous proposons de revenir sur un taux réduit de TVA à 5,5 %, tant pour les abonnements que pour la consommation ordinaire. Cette réduction de la TVA est d’autant plus nécessaire que le Gouvernement Barnier a décidé d’une hausse des accises sur l’électricité à partir de février 2025.

Nous avons la responsabilité d'aider ceux qui subissent aujourd'hui une forme de sobriété subie en garantissant l'accès de tous à l'énergie dans des conditions acceptables. Le corollaire de cette mesure serait la définition d'une grille tarifaire basée sur les coûts de production énergétique, ce qui nécessite à nos yeux, de manière prioritaire, de revenir à des tarifs réglementés déconnectés des prix du marché.

En baissant la TVA à 5.5 % sur les prix relatifs à l’abonnement et à la consommation d’électricité et de gaz nécessaire à la vie et à la dignité, nous engageons un premier pas vers une tarification sociale de l'énergie, outil de sobriété qui permettra à chacun de consommer selon ses besoins tout en taxant plus lourdement les consommations excessives.
"

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le

Auteurs 71

Maxime Laisney LFI-NFP

Les 70 cosignataires

Scrutin public

  1. Rejeté L'amendement n° 2098 de M. Laisney après l'article 25 38 pour · 105 contre · 121 abstentions

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1906

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B1906P1D1N002098
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1906