Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026

Amendement n° I-2080

Claire Lejeune LFI-NFP · Après l'article 3

En clair

Claire Lejeune a déposé cet amendement le 22 oct. 2025, avec 70 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il a été rejeté en séance publique le 3 nov. 2025.

Adoptés sur ce texte
558 sur 4 011amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Le 1° du II de l’article 150 U du code général des impôts est ainsi modifié :

1° Le mot : « constituent » est remplacé par le mot : « ont constitué » ;

2° À la fin, les mots : « au jour de la cession » sont remplacés par les mots : « pendant les cinq années précédant le jour de la cession sauf lorsque la cession intervient pour un motif impérieux familial, médical ou professionnel ou en vue d’acquérir un autre bien à destination de résidence principale ».

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

"Par cet amendement, le groupe LFI souhaite mettre un terme aux pratiques spéculatives consistant à acheter un bien et le déclarer comme résidence principale pour le revendre peu de temps après bien plus cher en échappant à la taxe sur les plus-values immobilières.

Ces pratiques, particulièrement répandues dans les zones touristiques à forte tension locative, contribuent à l’inflation des prix de l’immobilier depuis vingt ans et aggravent les difficultés d’accès au logement pour les habitants permanents.

Afin de limiter ces détournements, nous proposons de conditionner l’exonération des plus-values immobilières au respect d’une durée minimale de détention de cinq ans du bien concerné en tant que résidence principale.

Cette proposition, soutenue notamment par l’association basque Alda, est un premier pas pour enrayer la flambée des prix et stopper la réduction de l’offre locative privée abordable.

Toutefois, cette condition ne s’appliquerait pas dans certains cas de figure spécifiques, comme à titre d’exemple, un décès, une séparation ou une mutation.

Chaque année, en se limitant aux seules plus-values foncières, les plus-values annuelles dans l’immobilier résidentiel ont été de presque 130 milliards d’euros en moyenne chaque année. Le potentiel fiscal est donc considérable et nous invite à une refonte en profondeur de cette fiscalité en augmentant son rendement et en disposant d’un instrument puissant pour lutter contre les inégalités. Cet amendement en est une première proposition.

C’est pour ces raisons que les députés LFi proposent donc de soumettre à la taxe sur la plus-value la vente des résidences principales vendues moins de 5 ans après leur dernier achat."

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le
L'amendement identique, discuté avec lui

Auteurs 71

Claire Lejeune LFI-NFP

Les 70 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1906

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B1906P1D1N002080
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1906