Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026

Amendement n° I-1190

Mathilde Feld LFI-NFP · Après l'article 27

En clair

Mathilde Feld a déposé cet amendement le 21 oct. 2025, avec 70 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il a été rejeté en séance publique le 20 nov. 2025.

Adoptés sur ce texte
558 sur 4 011amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – Au deuxième alinéa de l’article 1391 E du code général des impôts, le mot : « quart » est remplacé par le mot :« tiers ».

II. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

"Par cet amendement, le groupe LFI propose de revaloriser le régime de dégrèvement de la taxe foncière au titre des travaux d’économie d’énergie réalisés dans les logements sociaux.

Depuis 2005, les bailleurs sociaux bénéficient d’un dégrèvement de taxe foncière équivalent à 25 % du montant des travaux d’économie d’énergie réalisés dans les logements locatifs sociaux. Ce mécanisme, conçu pour accompagner le financement de rénovations effectuées principalement dans l’intérêt des locataires et le plus souvent sans retour sur investissement pour les bailleurs, constitue un levier essentiel de la bifurcation énergétique du parc social.

Ce dispositif complète utilement le mécanisme des certificats d’économies d’énergie (CEE), également instauré en 2005, pour lequel les bailleurs sociaux ont été désignés comme « acteurs éligibles ». Les deux outils ont ainsi été pensés pour fonctionner de manière cumulative, renforçant l’efficacité des politiques publiques en faveur de la rénovation énergétique.

Or, un arrêt du Conseil d’État en date du 14 juin 2022 est venu fragiliser ce dispositif. Il a en effet été considéré que les produits issus des CEE obtenus par les bailleurs constituaient des subventions, et devaient donc être déduites du montant ouvrant droit au dégrèvement. Cette interprétation discutable, aboutit à réduire considérablement la portée de l’aide et risque d’entraver la réalisation de certains projets de rénovation pourtant devenus urgents face à l’ampleur de la crise climatique et énergétique.
Pour redonner à ce mécanisme son efficacité initiale et inciter pleinement à l’engagement des bailleurs sociaux dans la rénovation énergétique, nous proposons donc de porter le taux du dégrèvement de 25 % à 33 % du montant des travaux.

Il est rappelé que cette mesure n’aura aucune incidence sur les recettes des collectivités locales, les dégrèvements de taxe étant intégralement compensés par l’État.

Par cet amendement nous nous inscrivons donc dans une logique de renforcement des moyens alloués à la bifurcation énergétique dans le logement social.

Cet amendement a été travaillé avec l’USH"

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le

Auteurs 71

Mathilde Feld LFI-NFP

Les 70 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1906

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B1906P1D1N001190
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1906