amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2025

Amendement n° II-2537

Marianne Maximi LFI-NFP · Article 42

En clair

Marianne Maximi a déposé cet amendement le 7 nov. 2024, avec 70 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2025 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
470 sur 4 028amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Inclusion sociale et protection des personnes−500 000 000 €−500 000 000 €
Handicap et dépendance0 €0 €
Égalité entre les femmes et les hommes0 €0 €
Réengagement de l’État dans la protection de l’enfance (création)+500 000 000 €+500 000 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par le présent amendement, le groupe La France insoumise – Nouveau Front Populaire propose de financer le réengagement de l’État dans la politique de protection de l’enfance.

L’État et les départements se renvoient la responsabilité de l’effondrement de la protection de l’enfance.

Les départements sont en effet pris dans un étau budgétaire, entre l’inflation, l’impact des mesures indiciaires, la hausse des prix de l’énergie d’un côté, et de l’autre, les besoins en protection de l’enfance qui augmentent. L’État n’assume pas son rôle de financer les départements à la hauteur des besoins, ni de s’assurer que la loi est respectée sur tout le territoire et que les droits des enfants placés garantis et respectés.

Ces difficultés réelles n’occultent cependant pas le fait que certains départements choisissent délibérément de ne pas allouer les budgets suffisants à la protection de l’enfance, lui préférant d’autres politiques publiques et d’autres investissements.

L’amendement propose donc d’allouer 500 millions à un nouveau programme « Réengagement de l’État dans la protection de l’enfance », sous la forme d’une aide d’urgence de l’État aux départements les plus en difficultés pour mener à bien leur mission de protection de l’enfance. Cette aide d’urgence devra s’accompagner d’un véritable suivi de la part de l’État des actions entreprises par les départements et de l’évolution de leurs besoins.

Nous proposons de répondre à cette alerte par la création d’un plan d’urgence pour la protection de l’enfance de 500 millions d’euros.

Les règles de recevabilité nous obligent à gager via un transfert de crédits, mais nous appelons fortement le Gouvernement à lever le gage. Pour ce faire, nous retranchons :

- 500 millions d’euros en AE et CP de l’action 11 Prime d’activité et autres dispositifs du programme 304 « Inclusion sociale et protection des personnes »

Auteurs 71

Marianne Maximi LFI-NFP

Les 70 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 324

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B0324P2D1N002537
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B0324