amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2025

Amendement n° II-2497

Abdelkader Lahmar LFI-NFP · Article 42

En clair

Abdelkader Lahmar a déposé cet amendement le 7 nov. 2024, avec 70 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2025 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
470 sur 4 028amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Prévention, sécurité sanitaire et offre de soins0 €0 €
Protection maladie0 €0 €
Reversement à la sécurité sociale des recettes de la Facilité pour la Relance et la Résilience (FRR) européenne au titre du volet « Ségur investissement » du plan national de relance et de résilience (PNRR)0 €0 €
Compensation de l'inflation pour les EHPAD (création)+650 000 000 €+650 000 000 €
Solde+650 000 000 €+650 000 000 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement, nous proposons d’allouer des crédits à la compensation de l’inflation pour les EHPAD, à hauteur de 650 millions d'euros.

Tous les signaux sont au rouge : plusieurs fédérations représentant les directeurs d'Ehpad alertent sur la fragilité financière de leurs structures. La promesse de l’État était de compenser intégralement les augmentations du Ségur mais, d’après la Fnadepa, le compte n’y est pas. 78% des directeurs de structures rapportent que les dotations versées ne couvrent pas les besoins réels.

Les 100 millions débloqués par Aurore Bergé et Elisabeth Borne durant l'été 2023 ne sont absolument pas à la hauteur de la situation. Depuis, aucune mesure suffisante et structurelle n’a été prise alors que l’inflation, si elle a ralenti, n’a pour autant pas disparue en 2023 (5,7%) et en 2024 (2,5%). La Fédération des Établissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne privés solidaires (FEHAP) réclame depuis de nombreux mois un fonds d'urgence de 750 millions pour faire face à l’envolée des factures ces dernières années.

Concrètement, les établissements sont contraints à des économies sur les commandes alimentaires, en rationnant les tranches de pain de mie. Les budgets trop serrés vont devoir se traduire à nouveau par une dégradation de la qualité de soin pour nos aînés, et des conditions de travail cruelles pour les soignants. Les plaisirs sont réduits à peau de chagrin dans la plus grande indignité.

La qualité d’une société s’évalue à l’aune du traitement qu’elle réserve aux plus fragiles et aux plus faibles en son sein. Il est intolérable que nos anciens soient les victimes des velléités austéritaires du gouvernement. Il est donc plus qu’urgent de fournir aux EPHAD les moyens d’effectuer leur mission dans le respect de la dignité des personnes.

En conséquence des règles de recevabilité financière, cet amendement transfère 650 millions d'euros en AE et CP de l’action 02 « Aide médicale de l'Etat » du programme 183 - "Protection maladie" vers un nouveau programme intitulé « Compensation de l'inflation pour les EHPAD » ainsi abondé de 650 millions d'euros en AE et en CP.

Notre intention n'est pas de ponctionner l'AME. Nous appelons le Gouvernement à lever le gage.

Auteurs 71

Abdelkader Lahmar LFI-NFP

Les 70 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 324

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B0324P2D1N002497
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B0324