amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2025

Amendement n° II-2211

Bérenger Cernon LFI-NFP · Article 42

En clair

Bérenger Cernon a déposé cet amendement le 6 nov. 2024, avec 70 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2025 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
470 sur 4 028amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Infrastructures et services de transports+35 000 000 €+35 000 000 €
Affaires maritimes, pêche et aquaculture0 €0 €
Paysages, eau et biodiversité0 €0 €
Expertise, information géographique et météorologie0 €0 €
Prévention des risques0 €0 €
Énergie, climat et après-mines0 €0 €
Service public de l'énergie0 €0 €
Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables−35 000 000 €−35 000 000 €
Fonds d'accélération de la transition écologique dans les territoires0 €0 €
Sûreté nucléaire et radioprotection0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Avec cet amendement, les député.es LFI-NFP souhaitent renforcer le soutien de l’Etat au fret ferroviaire, et plus particulièrement à l’achat de nouvelles locomotives qui sont nécessaires pour assurer le doublement de la part modale du fret ferroviaire.

Des États comme l’Allemagne, l’Espagne, la Pologne et l’Italie accompagnent les acteurs du secteur à travers des dispositifs d’aide permettant un niveau de subvention de 20 % afin de verdir le parc de locomotives à l’occasion de son renouvellement en privilégiant l’achat de locomotives électriques ou hybrides, sachant que le prix moyen d’une locomotive hybride ou électrique est de 5 millions d’euros. En outre, selon SNCF Réseau, 42 % des lignes sont non-électrifiées, ce qui rend d’autant plus déterminant le besoin de matériel pour les opérateurs ferroviaires et la pertinence de l’hybridation des locomotives.

Le gouvernement s’est engagé à réunir un plan de financement de 4 milliards d’euros d’ici 2032. Ces investissements annoncés pourront permettre de moderniser et développer les infrastructures nécessaires à l’accélération du fret ferroviaire et du transport combiné. Toutefois, la filière du fret ferroviaire et du transport combiné n’a à ce jour aucune visibilité sur les cofinancements qui pourraient être sollicités pour atteindre ce montant.

Les acteurs du secteur ont besoin de visibilité et d’un soutien de l’État afin de s’engager dans le verdissement du parc de locomotives. C’est pourquoi les député.es LFI-NFP souhaitent qu'une subvention soit accordée pour l’achat de nouvelles locomotives pour le renouvellement du parc du fret ferroviaire.

Le besoin identifié par l’Alliance 4F porte sur la livraison de 35 locomotives par an à partir de 2025.

L’aide à l’investissement qui bénéficiera par ailleurs à l’industrie ferroviaire s’élève à 35 millions d'euros par an.

Afin de respecter les règles de recevabilité financière, cet amendement propose donc :
- une hausse de 35 millions d’euros de l’action 45 « transports combinés » du programme n°203 intitulé « infrastructures et services de transports » en autorisations d’engagement et en crédits de paiement ;
- une diminution du même montant en AE et en CP de l’action 7 « Pilotage, support, audit et évaluations » du programme n° 217 intitulé « conduite et pilotage des politiques de l’écologie, du développement et de la mobilité durables ».

Les député.es LFI-NFP invitent le gouvernement à lever le gage.

Auteurs 71

Bérenger Cernon LFI-NFP

Les 70 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 324

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B0324P2D1N002211
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B0324