amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2025

Amendement n° II-2017

Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP · Article 42

En clair

Anne Stambach-Terrenoir a déposé cet amendement le 6 nov. 2024, avec 70 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2025 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
470 sur 4 028amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Infrastructures et services de transports−15 000 000 €−15 000 000 €
Affaires maritimes, pêche et aquaculture0 €0 €
Paysages, eau et biodiversité0 €0 €
Expertise, information géographique et météorologie0 €0 €
Prévention des risques0 €0 €
Énergie, climat et après-mines0 €0 €
Service public de l'énergie0 €0 €
Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables0 €0 €
Fonds d'accélération de la transition écologique dans les territoires0 €0 €
Sûreté nucléaire et radioprotection0 €0 €
Fonds budgétaire pour les refuges et les sanctuaires (création)+15 000 000 €+15 000 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Avec cet amendement, les député.es LFI-NFP proposent de créer un fonds pour les refuges et les sanctuaires dotés de 15 millions d'euros.

Plusieurs mesures interdisant la captivité de la faune sauvage ont été prises ces dernières années. Des structures d’accueil pour la faune sauvage exotique accueillent et vont accueillier les animaux issus des cirques, de delphinariums, des saisies des forces de police ou d’abandons. Il est nécessaire que ces structures disposent de moyens suffisants pour accueillir les animaux.

En France, il existe actuellement moins d’une dizaine de structures d’accueil pour les animaux terrestres : cela est insuffisant au vu du nombre d’animaux qu’il va falloir accueillir dans un futur proche. Pour les dauphins et les orques, aucune structure d’accueil n'existe actuellement dans notre pays. Des projets sont en cours à l’étranger, mais ils ne sont pas encore opérationnels pour accueillir les cétacés présents dans les parcs français. Il est urgent de mettre en place des structures d'accueil car une fois la législation en vigueur en France - fin de la captivité des orques en 2025 et de celle des dauphins en 2027 -, il y a un risque que ces animaux soient transférés dans des pays comme la Chine où les strandards de bien-être animal sont parfois quasi-inexistants.

La mise en place d’un fonds budgétaire pour les refuges et les sanctuaires est donc essentielle, que ce soit pour la création, l’expansion et la mise en œuvre de ces établissements. Les organisations de protection animale qui les financent aujourd’hui ne peuvent pas être les seules à le faire, l’Etat doit prendre ses responsabilités et créer un budget dédié.

Pour cela, cet amendement propose la création d’un nouveau programme budgétaire intitulé “Fonds budgétaire pour les refuges et les sanctuaires”. Afin de garantir sa recevabilité financière, cet amendement réalise un transfert d’un montant de 15 millions d’euros en AE et CP de l’action 50 « Transport routier » du programme 203 « Infrastructures et services de transports ». Les député.es LFI-NFP appelent le gouvernement à lever le gage.

Cet amendement a été travaillé avec le Code animal et CAP.

Auteurs 71

Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP

Les 70 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 324

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B0324P2D1N002017
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B0324