amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2025

Amendement n° II-1504

Mathilde Hignet LFI-NFP · Article 42

En clair

Mathilde Hignet a déposé cet amendement le 5 nov. 2024, avec 70 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2025 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
470 sur 4 028amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Compétitivité et durabilité de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt0 €0 €
Sécurité et qualité sanitaires de l'alimentation0 €0 €
Conduite et pilotage des politiques de l'agriculture0 €0 €
Allègements du coût du travail en agriculture (TODE-AG)−25 000 000 €−25 000 000 €
Fonds pour la préservation des variétés et races anciennes (création)+25 000 000 €+25 000 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement, le groupe LFI-NFP souhaite que l'État soutiennent les éleveurs de races locales, qui constituent le patrimoine de notre agriculture française.

Il existe en France de très nombreuses variétés et races anciennes, comme le cochon cul noir du Limousin, la vache bretonne pie noir, ou la poule de Gournay normande. Ces races anciennes sont aujourd'hui insuffisamment soutenues, et menacent, pour certaines d'entre elles, de disparaitre, alors même qu'elle constituent un élément essentiel de valorisation locale dans une perspective de souveraineté alimentaire.

Ce qui se passe aujourd'hui dans l'élevage, touché par de nombreuses crises sanitaires, se passe aussi dans les cultures où nous avons également sélectionnés les variétés les plus rentables, laissant de côté les variétés résistantes aux maladies mais produisant moins.

Le problème vient du fait que, faisant passer la rentabilité avant la qualité, nous avons sélectionné la génétique la plus productive en fonction des espèces. Donc, quand une maladie attaque cette génétique, c'est l'ensemble de la production qui est touché. Il est important d'avoir une variété d'espèces pour éviter les crises sanitaires, donc de préserver les races locales, et d'avoir des productions végétales diversifiées pour que les maladies aient moins d'impact sur notre capacité à produire notre alimentation.

Cet amendement correspond également à l'une des 51 recommandations de la mission d'information sur les dynamiques de la biodiversité dans les paysages agricoles, dont le rapport a été approuvé par la commission du développement durable le 24 Janvier 2024.

Pour des raisons de recevabilité financière, cet amendement procède au mouvement de crédits suivant :

- il abonde de 25 000 000 d’euros en autorisations d'engagement et en crédits de paiement l’action 01 d’un nouveau programme « Fonds pour la préservation des variétés et races anciennes » ;
- il minore de 25 000 000 euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement l’action 01 - Allègements de cotisations et contributions sociales du programme 381- Allègements du coût du travail en agriculture TODE-AG.

Si nous dénonçons la logique et les effets du dispositif TODE-AG que nous souhaitons remettre en cause, nous ne souhaitons pas pour autant grever les comptes de l’UNEDIC et de la MSA et nous demandons donc au Gouvernement à la fois de lever le gage et de remettre en cause le dispositif TODE-AG.

Auteurs 71

Mathilde Hignet LFI-NFP

Les 70 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 324

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B0324P2D1N001504
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B0324