amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2025

Amendement n° II-1162

Mathilde Feld LFI-NFP · Article 42

En clair

Mathilde Feld a déposé cet amendement le 4 nov. 2024, avec 70 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2025 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
470 sur 4 028amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Performance et résilience des bâtiments de l'État et de ses opérateurs0 €0 €
Transformation publique−74 000 000 €−74 000 000 €
Fonction publique0 €0 €
Conduite et pilotage de la transformation et de la fonction publiques0 €0 €
Fonds de compétences techniques mis à disposition des projets ministériels (création)+74 000 000 €+74 000 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement, nous proposons de mettre un terme à l’organisation méthodique de démantèlement des compétences de l’État qui favorisent l’externalisation et le recours aux cabinets de conseil renforcé chaque année par la macronie.

Dans le programme 348, les 74 millions d’euros de fonds de l’action « Innovation et transformation numériques » ont été intégralement supprimés. Ces crédits servaient notamment au recrutement de « profils rares dédiés à l'innovation numérique ».

En effet, la fonction publique connait des difficultés de recrutement d’ingénieurs et data scientist à très haut niveau de qualification du fait de la difficulté pour le secteur public de rivaliser avec les salaires astronomiques du privé. Les quelques profils de ce type qui aujourd’hui sont au service de l’intérêt général le font avant tout par conviction et investissement personnel.

Des dispositifs, plus qu’améliorables car temporaires, tel que les Entrepreneurs d’intérêt général (EIG), avaient au moins le mérite d’exister. Désormais il ne reste rien. Le gouvernement Barnier décide de supprimer ces fonds et assume de priver l’État des talents qui lui sont nécessaires. Comme à leur habitude, les libéraux organisent la perte de compétences au sein de l’État afin de mieux justifier le recours aux cabinets de conseil qui, après avoir travaillé gratuitement lors de campagnes électorales, ont bien mérité un retour d’ascenseur.

En effet, comme l’a montré la Cour des comptes dans son rapport dédié à la question, trois quarts des 890 M€ versés à ce titre par l’État en 2021, les prestations externalisées concernent le domaine informatique. Alors que ce manque de compétence pourrait largement être comblé en y mettant les moyens, le nouveau gouvernement Macron, comme les précédents, préfère organiser le démantèlement de l’Etat au profit du secteur privé.

Nous proposons donc a minima de revenir sur ces suppressions de crédits.

Afin de respecter les règles de recevabilité financière, cet amendement :
- prélève 74 million d'euros sur le programme 349 Transformation publique, dont 53 millions sur l’Action 01 « Fonds pour la transformation de l'action publique », 21 millions sur l’Action 02 « Accompagnement du changement de l'action publique » dont 50 000 euros de titre 2, en AE et CP
- crée un nouveau programme " Fonds de compétences techniques mis à disposition des projets ministériels ", abondé à hauteur de 74 millions d'euros en AE et CP

Auteurs 71

Mathilde Feld LFI-NFP

Les 70 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 324

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B0324P2D1N001162
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B0324