Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2025

Amendement n° I-1988

Louis Boyard LFI-NFP · Après l'article 13

En clair

Louis Boyard a déposé cet amendement le 18 oct. 2024, avec 72 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2025 ». Il a été rejeté en séance publique le 7 nov. 2024.

Adoptés sur ce texte
470 sur 4 028amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Le I de l’article 244 quater F du code général des impôts est ainsi modifié

1° Le 1 est abrogé.

2° Au début du 2, les mots : « Elles peuvent également » sont remplacés par les mots :« Les entreprises imposées d’après leur bénéfice réel peuvent ».

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement vise à supprimer le crédit d’impôt famille (Cifam) en ce qui concerne les dépenses engagées par les entreprises pour financer des réservations de places en crèches au bénéfice de leurs salariés.
L’existence de ce crédit d’impôt et du mécanisme de déduction fiscale qui l’accompagne conduit l’État à financer à hauteur de 75 % ces réservations de places, qui bénéficient essentiellement aux crèches du secteur privé lucratif. L’Igas et l’IGF ont démontré dans un rapport que l’effet levier de ce crédit d’impôt était particulièrement faible : pour 100 € de dépense fiscale, le mécanisme du Cifam génère une dépense supplémentaire des entreprises de 44 € seulement. Un part non négligeable des ces dépenses sont perdu dans des "coûts de commercialisation" élevé et propre au secteur privé lucratif. De plus, les berceaux financés par le Cifam concernent des familles en moyenne plus aisées et plus urbaines que l'ensemble de la population bénéficiaire de l'accueil collectif. Enfin, l'IGAS pointe un effet d'éviction : l'accueil dans une crèches privée lucrative financée par le CIFAM remplace souvent un accueil individuel au domicile, ce qui est avantageux financièrement pour les parents mais ne produit pas d'augmentation globale des capacités d'accueil.
Le Cifam a permis aux crèches du secteur privé lucratif de dégager des marges financières importantes, en gonflant le coût d’une réservation de berceau pour l’employeur de manière « indolore » pour celui-ci car il n’en paye in fine que 25 % du prix facturé.
Enfin, le mécanisme de la réservation de berceaux, au-delà de son coût pour les finances publiques, doit aussi être questionné au regard de la rupture d’égalité devant le service public qu’il engendre : selon que leur employeur est prêt à contribuer ou non à l’accueil de leur enfant, les parents ne sont pas placés dans la même situation face à l’accès aux places de crèches.

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le

Auteurs 73

Louis Boyard LFI-NFP

Les 72 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 324

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 6 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B0324P1D1N001988
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B0324