Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens

Amendement n° CL371

Andy Kerbrat LFI-NFP · Article 2

En clair

Andy Kerbrat a déposé cet amendement le 18 juin 2026, avec 70 cosignataires, sur le texte « Projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens ». Il a été rejeté en commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République le 22 juin 2026.

Adoptés sur ce texte
154 sur 748amendements dont le sort est connu, en commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République

Ce qu'il propose

Le dispositif

Supprimer les alinéas 5 à 8.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent supprimer l’obligation de conservation des informations par le loueur de matériel de diffusion de musique.

L’article 2 oblige le loueur de matériel de diffusion de musique à conserver pendant trois mois, les informations relatives à l’identité du locataire. Cet article ajoute que le loueur sera tenu de s’assurer que le rassemblement a fait l’objet d’une déclaration au titre de l’article L. 211‑5 du CSI.

Cet article fait donc du loueur un substitut de la répression administrative et pénale des rassemblements musicaux. L’enjeu de l’identification des organisateurs n’aurait pas lieu d’être si l’État mettait en place des moyens de concertation et de médiation auprès des organisateurs, afin que ces rassemblements soient garantis et se déroulent dans des conditions sécurisées.

De plus, l’obligation de consignation des informations a une portée limitée. Bien souvent la location d’un matériel, de musique ou autre, suppose un dépôt de garantie, soit par chèque, soit par empreinte bancaire. Ainsi, l’identité du locataire est connue au moins le temps de la location. Charge à l’État d’être diligent s’il souhaite retrouver les organisateurs.

Enfin, l’article poursuit la fuite en avant pénale, car l’obligation de consignation des informations de l’identité du locataire est sanctionnée de 2 mois de prison et 3 750 euros d’amende. La pénalisation à outrance n’est pas une solution pour apaiser les conflits entre les autorités et les citoyens.

Son sort

Sort décidé le
L'amendement identique, discuté avec lui

Auteurs 71

Andy Kerbrat LFI-NFP

Les 70 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 2850

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59051B2850P0D1N000371
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B2850