Adopté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026

Amendement n° CF42

Ségolène Amiot LFI-NFP · Article 29

En clair

Ségolène Amiot a déposé cet amendement le 24 oct. 2025, avec 70 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 ». Il a été adopté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 29 oct. 2025.

Adoptés sur ce texte
26 sur 63amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Le dispositif

Supprimer cet article.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement, le groupe parlementaire la France insoumise propose la suppression de cet article qui vise à limiter la durée de l’indemnisation des assurés sociaux en affection longue durée (ALD) dite « non exonérante » à un an, contre trois ans actuellement.

Le Gouvernement a décidé de faire des malades chroniques sa cible privilégiée. Après les déremboursements de médicaments, la sortie du statut d’ALD pour aller vers un statut de « risque chronique, la hausse des franchises médicales, il souhaite désormais leur impose une perte d’indemnisation en cas d’arrêt maladie.

Cet article propose la suppression de l’indemnisation des arrêts maladie au-delà d’une année pour les personnes en ALD non exonérante, cette dernière catégorie correspondant à une « affection qui nécessite une interruption de travail ou des soins d’une durée prévisible supérieure à 6 mois, mais qui n’ouvre pas droit à la suppression du ticket modérateur » selon la définition retenue par l’Assurance maladie.

Cela signifierait concrètement que des personnes atteintes de dépression sévère ne serait plus indemnisée.

Plus encore, il s’agit de leur appliquer un délai de carence par la voie réglementaire dès le deuxième arrêt lié à cette même affection. Ainsi, une personne atteinte de dépression qui s’arrêterait une première fois pour un délai de 6 mois, reprendrait le travail, puis s’arrêterait une nouvelle fois quelques mois plus tard en raison d’une dégradation de son état psychique serait doublement pénalisée : elle ne serait pas indemnisée pendant un délai de carence à la durée à ce stade inconnue, et dans la limite de six mois.

Parce qu’il refuse d’affecter des recettes en quantité suffisante à l’Assurance maladie, le Gouvernement cible les malades chroniques et les pousse vers la pauvreté.

Une telle mesure de maltraitance sociale se supprime.

Pour toutes ces raisons, le groupe parlementaire la France insoumise propose la suppression de cet article, afin que les malades chroniques puissent percevoir des indemnités journalières pendant le temps de repos qui leur est nécessaire et sans carence en cas de rechute dans le cadre de leur affection.

Son sort

Sort décidé le
L'amendement identique, discuté avec lui

Auteurs 71

Ségolène Amiot LFI-NFP

Les 70 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1907

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B1907P0D1N000042
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1907