Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027

Amendement n° AS858

Damien Maudet LFI-NFP · Article 41

En clair

Damien Maudet a déposé cet amendement le 8 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des affaires sociales le 16 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
173 sur 1 659amendements dont le sort est connu, en commission des affaires sociales

Ce qu'il propose

Le dispositif

Supprimer cet article.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement d’appel, le groupe parlementaire de La France Insoumise souhaite critiquer les coupes budgétaires dans les dotations accordées aux opérateurs.

Premièrement, ces coupes budgétaires concernent plusieurs opérateurs :

– 41,49 millions de coupes pour l’Agence nationale de Santé Publique (Santé Publique France) ;

– 0,09 millions pour l’agence de biomédecine ;

– 39,6 millions de coupes pour l’agence du numérique en santé ;

– 200 000 euros de coupe l’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux ;

– 790 000 euros pour le Centre national de gestion.

Deuxièmement, si la dotation accordée à l’Établissement du sang français (EFS) augmente, elle est loin d’être suffisante au regard des besoins. En effet, son financement est porté à 129,4 millions d’euros, un montant bien en deçà des 160 millions annuels recommandés par la mission d’inspection de l’IGAS et de l’IGF.

Parallèlement, l’État assigne à l’EFS un objectif considérable. Dans le cadre du plan « Ambition Plasma », la collecte doit atteindre 1,4 million de litres par an d’ici 2028, soit un triplement de l’activité. Or cet effort n’est accompagné ni d’un relèvement immédiat des tarifs de cession, ni de la garantie d’un financement à la hauteur de l’ambition affichée.

Le contraste est d’autant plus net que l’EFS cède aujourd’hui son plasma à perte au Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies (LFB), dont le prix est encadré par décret. Pendant ce temps, le LFB, société anonyme détenue par l’État, bénéficie d’une recapitalisation massive. L’arrêté du 31 mars 2025 prévoit 2 milliards d’euros sur cinq ans, dont 1,272 milliard dès 2025. Rien n’assure pourtant que ce laboratoire restera sous contrôle public à long terme.

Troisièmement, les coupes budgétaires imposées à Santé Publique France s’inscrivent dans l’offensive du Gouvernement à l’encontre de cet opérateur qui a déjà vu son budget réduire de 40 % en 2026. Depuis 2025, le Gouvernement a missionné à trois reprises l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) pour « dresser un état des lieux des différentes missions conduites par Santé publique France », sans qu’aucun ne soit rendu public. En réduisant les moyens de Santé publique France, le Gouvernement affaiblit une agence chargée de prévenir les risques sanitaires et d’évaluer, sur une base scientifique, les politiques de santé. Or ces évaluations pointent régulièrement les effets de la politique libérale qu’il mène. »

Son sort

Sort décidé le
L'amendement identique, discuté avec lui

Auteurs 70

Damien Maudet LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3211

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO420120B3211P0D1N000858
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3211