Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026

Amendement n° AS339

Hadrien Clouet LFI-NFP · Article 21

En clair

Hadrien Clouet a déposé cet amendement le 20 oct. 2025, avec 70 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 ». Il a été rejeté en commission des affaires sociales le 29 oct. 2025.

Adoptés sur ce texte
199 sur 1 760amendements dont le sort est connu, en commission des affaires sociales

Ce qu'il propose

Le dispositif

Après l’alinéa 29, insérer l’alinéa suivant :

« Les professionnels de la santé de la structure, s’ils ont adhéré à un dispositif conventionnel de maîtrise des dépassements d’honoraires, sont soumis à l’application des tarifs d’honoraires fixés par les conventions mentionnés aux articles L. 162‑5, L. 162‑9 et L. 162‑14‑1 du code de la sécurité sociale, sans que la pratique de dépassements ne soit autorisée. Ces professionnels appliquent le mécanisme du tiers payant mentionné à l’article L. 161‑36‑3 du même code. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

« Par cet amendement, le groupe parlementaire la France insoumise entend garantir le zéro reste à charge dans les centres de santé.

Le reste à charge des patients français ne cessent d’augmenter. Le Gouvernerment y travaille sans relâche : par la hausse du ticket modérateur, par la taxation des contrats complémentaires santé, par la hausse des franchises médicales et participations forfaitaires.

Ces politiques favorisent les inégalités d’accès aux soins, d’autant plus marquée que nous traversons une crise profonde de la démographie médicale. C’est ainsi que 1,6 million de personnes renoncent aux soins chaque année selon l’INSEE. Le budget de la population dédié à la santé ne cesse d’augmenter : de 715 € en 2018 il est passé à 1249 € en 2023, une hausse de 75 %.

Ces politiques ne poursuivent qu’un seul but : privatiser le système de santé.

Nous proposons, au contraire, de faire disparaître les restes à charge. Pour dispenser les assurés sociaux d’avance de frais et soulager ceux ne disposant pas d’un contrat de complémentaire santé, l’application du tiers payant doit devenir la norme dans les centres de santé que cet article se propose d’accompagner.

Il est aussi nécessaire de limiter les dépassements d’honoraires, qui explosent ces dernières années. Selon un rapport du Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM) d’octobre 2025, les dépassements d’honoraires des médecins spécialistes représentent 4,3 milliards d’euros en 2024, soit une augmentation moyenne de +5 % par an depuis 2019 hors inflation. La part des médecins spécialistes installlés en secteur 2 atteint 56 % alors qu’elle était de 37 % en 2000. Cette pratique est en hausse pour l’ensemble des spécialités, en dehors de la médecine générale.

Pour toutes ces raisons, le groupe parlementaire souhaite garantir le reste à charge zéro dans les centres de santé, par l’interdiction des dépassements d’honoraires et la pratique du tiers payant. »

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 71

Hadrien Clouet LFI-NFP · Rapporteur

Les 70 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1907

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 6 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO420120B1907P0D1N000339
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1907