amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2025

Amendement n° II-AS156

Marianne Maximi LFI-NFP · Article 42

En clair

Marianne Maximi a déposé cet amendement le 6 nov. 2024, avec 70 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2025 ». Il n'a pas encore été examiné en commission des affaires sociales.

Adoptés sur ce texte
4 sur 97amendements dont le sort est connu, en commission des affaires sociales

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Inclusion sociale et protection des personnes−50 000 000 €−50 000 000 €
Handicap et dépendance−50 000 000 €−50 000 000 €
Égalité entre les femmes et les hommes0 €0 €
Plan d’urgence pour les mineurs non accompagnés (création)+100 000 000 €+100 000 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par le présent amendement, nous appelons le Gouvernement à financer un accueil et une prise en charge digne pour les mineurs non accompagnés.

Ces enfants, parce qu’ils sont étrangers, font l’objet d’une déshumanisation croissante. La loi française comme la Convention internationale des droits de l’enfant impose de protéger tous les enfants en danger sur notre territoire, sans condition de nationalité.

Pourtant, au cours de l’année 2023 et 2024, la préférence nationale a fait son entrée en protection de l’enfance. Plusieurs départements se sont mis hors la loi en cessant de prendre en charge les enfants étrangers. La loi immigration a également introduit des dérogations à la protection de l’enfance pour les jeunes majeurs.

Les droits des enfants étrangers sont gravement remis en cause sur notre territoire. Ils sont placés dans des lieux indignes ou sont le plus souvent à la rue, exposés aux trafics de drogue, de prostitution et de traite d’êtres humains. Ils subissent des discriminations racistes et des préjugés lors de leur évaluation et prise en charge. Ils n’ont pas accès aux soins, en particulier de santé mentale, alors beaucoup ont de graves traumatismes en raison de leur parcours d’exil.

L’État doit être la hauteur de ces engagements internationaux. Nous proposons de financer une prise en charge adaptée pour les mineurs non accompagnés, respectueuse de la loi (temps de répit, mise à l’abri, accès au soin).

L’amendement propose donc d’allouer 100 millions à un nouveau programme « Plan d’urgence pour les mineurs non accompagnés » afin d’apporter une aide d’urgence aux mineurs en danger.

Les règles de recevabilité nous obligent à gager via un transfert de crédits, mais nous appelons fortement le Gouvernement à lever le gage. Pour ce faire, nous retranchons 50 millions d’euros en AE et CP de l’action 13 Pilotage du programme et à l’animation des politiques inclusives du Programme 157 Handicap et dépendance, ainsi que 50 millions d’euros en AE et CP de l’action 23 Pacte des solidarités du Programme 304 Inclusion sociale et protection des personnes.

Auteurs 71

Marianne Maximi LFI-NFP

Les 70 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 324

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO420120B0324P2D1N000156
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B0324