amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2025
Amendement n° II-AS150
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En clair
Marianne Maximi a déposé cet amendement le 6 nov. 2024, avec 70 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2025 ». Il n'a pas encore été examiné en commission des affaires sociales.
- Adoptés sur ce texte
- 4 sur 97amendements dont le sort est connu, en commission des affaires sociales
Ce qu'il propose
| Programme | Autorisations d'engagement | Crédits de paiement |
|---|---|---|
| Inclusion sociale et protection des personnes | +50 000 000 € | +50 000 000 € |
| Handicap et dépendance | −50 000 000 € | −50 000 000 € |
| Égalité entre les femmes et les hommes | 0 € | 0 € |
| Solde | 0 € | 0 € |
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Par cet amendement, les députés du groupe LFI-NFP souhaitent alerter sur les besoins de financement de l’aide alimentaire dans notre pays.
Entre la crise sanitaire, la crise inflationniste des dernières années et la poursuite d’une politique néolibérale générant inégalités et pauvreté ; la précarité alimentaire a explosé dans notre pays. Le nombre de personnes se tournant vers les banques alimentaires a triplé en 10 ans, passant de 820 000 en 2011 à 2,4 millions en 2022. 37 % des français seraient concernées par une ou plusieurs vulnérabilités liées à l’alimentation contre 11 % en 2015. 1 français sur 5 déclare avoir eu faim sans pouvoir manger au cours de l’année 2023.
Au-delà des grands agrégats statistiques, la faim est une réalité vécue par des citoyennes et des citoyens aux profils très divers. Ce sont des retraités qui ne parviennent pas à manger correctement à cause de pensions trop faibles ; ce sont des parents isolés, quasiment toujours des femmes, qui se battent simplement pour nourrir leurs enfants ; ce sont des jeunes, des étudiants, qui galèrent avec parfois moins d’un euro par jour ; ce sont des travailleuses et des travailleurs pauvres en CDD, en Intérim et même de plus en plus souvent en CDI qui n’arrivent plus à vivre de leur travail. Ce sont donc des pans entiers du peuple qui aujourd’hui souffre de la faim.
Les gouvernements successifs n’ont absolument pas pris conscience de l’ampleur du phénomène et se sont perpétuellement défaussés sur les associations jusqu’à ce que celles-ci se retrouvent débordées comme l’a montré la situation intenable des Restos du Cœur qui, l’hiver dernier, ont dû refuser des bénéficiaires. L’actuel pouvoir ne fait pas exception. Les crédits attribués à l’aide alimentaire ne doivent augmenter que de 1,95 % en 2025. 92 % de cette hausse sera annulée par l’inflation. En euros constant l’évolution dépasse donc à peine les 200 000 €. 200 000 € de plus pour des millions de françaises et de français qui ont faim. Ce n’est pas une politique publique, c’est un renoncement à la dignité humaine.
Il est donc urgent d’augmenter massivement les sommes allouées à l’aide alimentaire. Bien sûr, la lutte contre la faim passe également par des politiques de plus long terme, à commencer par une meilleure répartition des richesses pour stopper la scandaleuse dynamique des inégalités. Cependant, l’aide alimentaire est une réponse urgente et humaine absolument indispensable dans la situation actuelle.
C’est pourquoi cet amendement vise à abonder l’action 14 « Aide alimentaire » du programme 304 « Inclusion sociale et protection des personnes » à hauteur de 50 millions d’euros en AE et CP. Pour respecter les règles de recevabilité financière, il est nécessaire de prélever 50 millions de l’action 12 « Allocations et aides en faveur des personnes handicapées » du programme 157 « Handicap et dépendance ».
Nous invitons bien entendu le Gouvernement à lever le gage. Les politiques visant à protéger les citoyennes et les citoyens des conséquences de l’extrême-pauvreté ne sauraient rentrer en concurrences les unes avec les autres.
Auteurs 71
- LFI-NFP 70
Les 70 cosignataires
- LFI-NFP Nadège Abomangoli
- LFI-NFP Laurent Alexandre
- LFI-NFP Gabriel Amard
- LFI-NFP Ségolène Amiot
- LFI-NFP Farida Amrani
- LFI-NFP Rodrigo Arenas
- LFI-NFP Raphaël Arnault
- LFI-NFP Anaïs Belouassa-Cherifi
- LFI-NFP Ugo Bernalicis
- LFI-NFP Christophe Bex
- LFI-NFP Carlos Martens Bilongo
- LFI-NFP Manuel Bompard
- LFI-NFP Idir Boumertit
- LFI-NFP Louis Boyard
- LFI-NFP Pierre-Yves Cadalen
- LFI-NFP Aymeric Caron
- LFI-NFP Sylvain Carrière
- LFI-NFP Gabrielle Cathala
- LFI-NFP Bérenger Cernon
- LFI-NFP Sophia Chikirou
- LFI-NFP Hadrien Clouet
- LFI-NFP Éric Coquerel
- LFI-NFP Jean-François Coulomme
- LFI-NFP Sébastien Delogu
- LFI-NFP Aly Diouara
- LFI-NFP Alma Dufour
- LFI-NFP Karen Erodi
- LFI-NFP Mathilde Feld
- LFI-NFP Emmanuel Fernandes
- LFI-NFP Sylvie Ferrer
- LFI-NFP Perceval Gaillard
- LFI-NFP Clémence Guetté
- LFI-NFP David Guiraud
- LFI-NFP Zahia Hamdane
- LFI-NFP Mathilde Hignet
- LFI-NFP Andy Kerbrat
- LFI-NFP Bastien Lachaud
- LFI-NFP Abdelkader Lahmar
- LFI-NFP Maxime Laisney
- LFI-NFP Aurélien Le Coq
- LFI-NFP Arnaud Le Gall
- LFI-NFP Élise Leboucher
- LFI-NFP Jérôme Legavre
- LFI-NFP Sarah Legrain
- LFI-NFP Claire Lejeune
- LFI-NFP Murielle Lepvraud
- LFI-NFP Antoine Léaument
- LFI-NFP Élisa Martin
- LFI-NFP Damien Maudet
- LFI-NFP Marie Mesmeur
- LFI-NFP Manon Meunier
- LFI-NFP Jean-Philippe Nilor
- LFI-NFP Sandrine Nosbé
- LFI-NFP Danièle Obono
- LFI-NFP Nathalie Oziol
- LFI-NFP Mathilde Panot
- LFI-NFP René Pilato
- LFI-NFP François Piquemal
- LFI-NFP Thomas Portes
- LFI-NFP Loïc Prud'homme
- LFI-NFP Jean-Hugues Ratenon
- LFI-NFP Arnaud Saint-Martin
- LFI-NFP Aurélien Saintoul
- LFI-NFP Ersilia Soudais
- LFI-NFP Anne Stambach-Terrenoir
- LFI-NFP Aurélien Taché
- LFI-NFP Andrée Taurinya
- LFI-NFP Matthias Tavel
- LFI-NFP Aurélie Trouvé
- LFI-NFP Paul Vannier
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 324
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO420120B0324P2D1N000150
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B0324