Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants

Amendement n° 1015

Nadège Abomangoli LFI-NFP · Après l'article 68 bis

En clair

Nadège Abomangoli a déposé cet amendement le 28 sept. 2026, avec 70 cosignataires, sur le texte « Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants ». Il a été rejeté en séance publique le 9 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
314 sur 1 327amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur le traitement, par les fournisseurs de services de communication au public en ligne, des contenus faisant l’apologie des mutilations sexuelles féminines. Ce rapport recense le volume de ces contenus et les campagnes coordonnées de diffusion identifiées. Il évalue les délais de traitement des signalements, les taux de retrait et les suites données aux réquisitions des autorités. Il analyse le rôle des systèmes de recommandation dans leur diffusion. Il évalue enfin les moyens dont disposent les autorités de régulation et les associations spécialisées pour obtenir le retrait de ces contenus.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement du groupe La France insoumise vise à documenter la diffusion en ligne de contenus faisant l'apologie des mutilations sexuelles féminines.

À la fin du mois d'août 2026, des femmes afroféministes mobilisées contre les mutilations sexuelles ont fait l'objet d'une campagne de cyberharcèlement coordonnée, au cours de laquelle des contenus faisant ouvertement la promotion de l'excision ont circulé sur les réseaux sociaux. Les associations spécialisées ont alerté sur l'absence de réaction des plateformes concernées.

Une étude du ministère de l'Égalité estime à 139 312 le nombre de femmes adultes vivant en France ayant subi une mutilation sexuelle. 17 000 jeunes filles bénéficient du statut de réfugié au titre du risque de mutilation dans leur pays d'origine.
Plutôt que la création d'une infraction nouvelle que les associations de la coalition féministe et enfantiste ne demandent pas, notre groupe appelle à mesurer l'ampleur du phénomène et l'inaction des plateformes, préalable à toute obligation de retrait effective.
Le chapitre du présent texte relatif aux violences sexuelles et sexistes en ligne se limite à créer des infractions et à aggraver des peines, sans aucune mesure de prévention ni de détection.

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le

Auteurs 71

Nadège Abomangoli LFI-NFP

Les 70 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte de la commission n° 3190

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901BTC3190P0D1N001015
Texte amendé (Assemblée nationale)
PIONANR5L17BTC3190