Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants

Amendement n° 735

Karen Erodi LFI-NFP · Après l'article 68 bis

En clair

Karen Erodi a déposé cet amendement le 28 sept. 2026, avec 70 cosignataires, sur le texte « Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants ». Il a été rejeté en séance publique le 9 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
314 sur 1 327amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les violences sexistes et sexuelles commises dans les lieux de privation de liberté, notamment les établissements pénitentiaires et les centres de rétention administrative, ainsi que sur les dispositifs de signalement, de protection et d’accompagnement des personnes qui en sont victimes.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement, le groupe La France insoumise demande un rapport sur les violences sexuelles commises dans les lieux de privation de liberté.

Une loi qui se veut intégrale ne peut ignorer les lieux où l’Etat exerce lui-même une contrainte sur les corps. Or la proposition de loi ne dit rien des violences sexistes et sexuelles commises dans les lieux de privation de liberté. Dans les établissements pénitentiaires comme dans les centres de rétention administrative, les personnes enfermées se trouvent dans une situation de dépendance totale. Elles ne choisissent ni leurs codétenus, ni leurs conditions de vie, ni les personnes avec qui elles sont en contact. Cette dépendance les expose particulièrement aux violences sexuelles, qu’elles soient commises par d’autres personnes enfermées ou par des personnes ayant autorité sur elles. Ces violences restent pourtant largement invisibles. Porter plainte depuis une cellule ou un centre de rétention est une démarche difficile, parfois dangereuse, souvent vaine. La peur des représailles, l’absence d’interlocuteur indépendant et, pour les personnes étrangères, la menace d’un éloignement rapide découragent le signalement.

Le présent amendement demande au Gouvernement un rapport sur ces violences et sur les dispositifs de signalement, de protection d’accompagnement des personnes qui en sont victimes. Il vise à sortir ces situations de l’ombre et à éclairer le Parlement sur les mesures nécessaires.

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le

Auteurs 71

Karen Erodi LFI-NFP

Les 70 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte de la commission n° 3190

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 6 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901BTC3190P0D1N000735
Texte amendé (Assemblée nationale)
PIONANR5L17BTC3190