Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense

Amendement n° 430

Bastien Lachaud LFI-NFP · Article 17

En clair

Bastien Lachaud a déposé cet amendement le 29 avr. 2026, avec 70 cosignataires, sur le texte « Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense ». Il a été rejeté en séance publique le 7 mai 2026.

Adoptés sur ce texte
97 sur 789amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Supprimer cet article.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement du groupe LFI vise à supprimer l’obligation de déclaration préalable pour les agents et anciens agents des services de renseignement souhaitant écrire sur leur expérience passée.
Le dispositif proposé instaure en effet une véritable censure préalable pour tous les agents des services de renseignement ; si l’objectif de protection du secret de la défense nationale est entendable, il porte ici une trop grande atteinte à la liberté d’expression et de création garantie par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.
La divulgation d’informations classifiées est déjà punie par la loi ; les services de renseignement justifient la mise en place d’un nouveau dispositif de contrôle préalable en arguant que cette sanction serait insuffisamment dissuasive. Cet argument est difficilement entendable ; il existe très peu de condamnations effectives. Dans l’affaire la plus emblématique, celle de l’ex-agent de la DGSE Jean-François Lhuillier, l’administration n’a toujours pas réussi à démontrer que l’ex-agent avait effectivement divulgué des informations valant condamnation.
De plus, une telle mesure empêcherait l'émergence d’éventuels lanceurs d’alerte au sein des institutions concernées. L’étude d’impact du texte est d’ailleurs ambiguë quant aux intentions de ses auteurs : on y lit qu’il « importe de se prémunir des publications portant sur des aspects sensibles et confidentiels de l’activité des services de renseignement, sans pour autant contenir des informations couvertes par le secret de la défense nationale », ce qui semble donc indiquer que la mesure aurait une portée plus large que la stricte protection des informations classifiées. Pour ces raisons, il convient de supprimer ce dispositif.

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le
L'amendement identique, discuté avec lui

Auteurs 71

Bastien Lachaud LFI-NFP

Les 70 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte de la commission n° 2695

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901BTC2695P0D1N000430
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17BTC2695