Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense

Amendement n° 259

Aurélien Saintoul LFI-NFP · Article 14

En clair

Aurélien Saintoul a déposé cet amendement le 29 avr. 2026, avec 70 cosignataires, sur le texte « Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense ». Il a été rejeté en séance publique le 18 mai 2026.

Adoptés sur ce texte
97 sur 789amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

À l’alinéa 5, après le mot :

« neutraliser »

insérer les mots :

« par des moyens à effets strictement proportionnés et à risque collatéral limité ».

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement du groupe La France insoumise (LFI) vise à restreindre les conditions dans lesquelles les employés et sous-traitants des opérateurs d’importance vitale (OIV) pourront neutraliser les drones approchant les points d’importance vitale (PIV) dont ils auront la garde.
La lutte anti-drones englobe une large gamme de capacités : outre les brouilleurs et les filets, les moyens cinétiques (armes à feu) sont par exemple largement utilisés dans le conflit ukrainien.
En audition, le Secrétaire Général de la défense et de la sécurité nationale a confirmé que la « neutralisation » permise par ce texte pouvait bien inclure les destructions par arme à feu.
Concrètement, cet article donne donc la possibilité aux OIV d’armer des agents de sécurité privée pour garder les PIV dont ils auraient la charge. Les députés du groupe LFI s’opposent à cette privatisation -armée- de la sécurité et de la protection de sites touchant aux intérêts vitaux de la Nation, et veulent à minima restreindre la neutralisation des drones à des moyens non-létaux pour l'homme.

La formule retenue traduit ainsi l’idée que les dispositifs anti-drones doivent être encadrés par les exigences classiques du droit public, notamment le principe de proportionnalité. Elle implique que les moyens employés doivent être adaptés à la gravité de la menace, nécessaires à sa prévention et ne doivent pas engendrer de risques excessifs pour les personnes et les biens. En particulier, elle exclut ou limite le recours à des procédés intrinsèquement dangereux, tels que les dispositifs explosifs, lorsque ceux-ci sont susceptibles de provoquer des dommages collatéraux disproportionnés au regard de l’objectif de sécurité poursuivi.

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le

Auteurs 71

Aurélien Saintoul LFI-NFP

Les 70 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte de la commission n° 2695

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 6 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901BTC2695P0D1N000259
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17BTC2695