Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF1926

Abdelkader Lahmar LFI-NFP · Article 58

En clair

Abdelkader Lahmar a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 23 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Hébergement, parcours vers le logement et insertion des personnes vulnérables0 €0 €
Aide à l'accès au logement0 €0 €
Urbanisme, territoires et amélioration de l'habitat+100 000 000 €+100 000 000 €
Impulsion et coordination de la politique d'aménagement du territoire−100 000 000 €−100 000 000 €
Politique de la ville0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement, le groupe LFI propose de relever la prise en charge des travaux d’adaptation des logements via MaPrimeAdapt’, afin que les ménages les plus précaires n’aient aucun reste à charge afin de garantir l’accessibilité du parc aux personnes en situation de handicap ou à mobilité réduite.

Il y a plus de vingt ans, la loi du 11 février 2005 posait le principe d’un cadre de vie accessible à toutes et tous mais les dérogations successives, amplifiées par la loi ELAN de 2018, l’ont vidée de sa portée. Aujourd’hui seuls 20 % des logements neufs doivent être accessibles, les autres étant simplement « évolutifs ».

Les conséquences sont lourdes alors que plus d’une personne en situation de handicap sur deux rencontre des difficultés pour accéder à un logement adapté. Seuls 18 % des logements seraient accessibles, et 6 % à la fois accessibles et adaptés. Dans le parc social, l’attente d’un logement adapté atteint près de 27 mois. Enfin, selon le Défenseur des droits, 53 % des discriminations dans l’accès au logement sont liées au handicap ou à l’état de santé.

À cela s’ajoute le fait que les ménages modestes renoncent trop souvent aux travaux faute de moyens. Si MaPrimeAdapt’, créée en 2024, a bien démarré, sa montée en charge s’est arrêtée et qu’une partie des travaux est prise en charge dans la limite de 22 000 € HT, soit au plus 15 400 € d’aide, et laisse un reste à charge aux plus fragiles.

Le droit à un logement décent implique un logement adapté à chacun. Nous proposons donc de financer la prise en charge à 100 % pour les ménages les plus précaires.

Afin de garantir sa recevabilité financière, cet amendement réalise une diminution d’un montant de 100 millions d’euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement les crédits de l’action 12 du programme 112 « Impulsion et coordination de la politique d’aménagement du territoire » pour venir abonder l’action 04 « Réglementation, politique technique et qualité de la construction » du programme 135 « Urbanisme, territoires et amélioration de l’habitat ».

Il convient de noter que cette proposition de mouvement de crédits est uniquement formelle, afin de respecter les règles budgétaires prévues par la LOLF. Notre intention n’est pas de ponctionner un autre programme et nous appelons le Gouvernement à lever ce gage financier pour garantir les moyens dédiés au Fonds national d’aménagement et de développement du territoire, que nous ne souhaitons évidemment pas réduire.

Son sort

Sort décidé le
L'amendement identique, discuté avec lui

Auteurs 70

Abdelkader Lahmar LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N001926
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210