Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF1838

Andy Kerbrat LFI-NFP · Article 58

En clair

Andy Kerbrat a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 21 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Inclusion sociale et protection des personnes+334 000 000 €+334 000 000 €
Handicap et dépendance−334 000 000 €−334 000 000 €
Égalité entre les femmes et les hommes0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement, le groupe parlementaire de La France Insoumise s’oppose aux coupes budgétaires réalisées sur le dos des mineurs non accompagnés pris en charge à l’aide sociale à l’enfance.

En effet, les mineurs non accompagnés (MNA) sont l’unique cible des coupes budgétaires de 6,2 M de l’action 17 pour atteindre 37,5 M€ en 2027. Le Gouvernement justifie ce désengagement de l’État par la baisse des décisions judiciaires confiant des MNA aux départements.

Cependant, les 5 millions accordés annuellement ne représentent que 50 000 € par département en moyenne, soit le coût d’une prise en charge pour un seul jeune pendant un an (Cour des comptes). Les données du ministère de la justice démontrent que 6 670 MNA ont été confiés aux département depuis le 1 janvier 2026, de sorte que l’aide octroyée correspond à seulement 749,6 euros par jeune.

Fin 2025, le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies a reconnu la France responsable de violations graves et systématiques des droits des enfants migrants non accompagnés, notamment pour refuser systématiquement l’accès au système de protection de l’enfance via des procédures d’évaluation de l’âge qui ne sont pas suffisamment fiables et ne comportent pas de garanties suffisantes.

Le Comité note également que les budgets alloués aux enfants migrants non accompagnés ont augmenté ces dernières années, et que ces enfants représentent un cinquième des enfants bénéficiant des services de protection de l’enfance. Néanmoins, le Défenseur des droits a noté avec inquiétude la création de nombreux dispositifs de prise en charge permanente des enfants migrants non accompagnés, souvent à faible coût, avec des forfaits journaliers qui ne semblent pas garantir la qualité du soutien éducatif dont peuvent bénéficier les jeunes pris en charge (parfois moins de 50 euros par jour). En raison du manque

de financement et du nombre insuffisant de travailleurs sociaux, ces derniers ont une charge de travail énorme (jusqu’à 100 à 150 enfants sous leur responsabilité) qui ne leur permet pas de fournir un soutien individuel de qualité.

Contrairement au Gouvernement, accoutumé au mépris des conventions internationales, le groupe parlementaire de La France Insoumise entend abonder les crédits dévolus au Programme 304 « Inclusion sociale et protection des personnes » de 334 millions d’euros en AE et CP. La baisse de 334 millions d’euros en AE et CP du programme 157 « Handicap et dépendance » est purement formelle pour satisfaire aux contraintes de l’article 40. Nous appelons le Gouvernement à lever ce gage.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 70

Andy Kerbrat LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N001838
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210