Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF1549

Andy Kerbrat LFI-NFP · Article 58

En clair

Andy Kerbrat a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 21 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Inclusion sociale et protection des personnes−6 000 000 000 €−6 000 000 000 €
Handicap et dépendance+6 000 000 000 €+6 000 000 000 €
Égalité entre les femmes et les hommes0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement vise à augmenter le montant de l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) pour le porter au niveau du Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC) net.

Aujourd’hui, l’AAH plafonne à un peu plus de 1000 euros par mois. C’est un montant qui maintient de fait ses bénéficiaires sous le seuil de pauvreté. Or, les personnes en situation de handicap, souvent dans l’incapacité totale ou partielle de travailler, subissent non seulement cette précarité financière, mais également les surcoûts immenses liés à leur handicap : soins non remboursés, aménagements du logement, transports adaptés ou encore aide humaine.

La déconjugalisation de l’AAH, obtenue de haute lutte, a été une victoire indispensable pour garantir l’indépendance financière des personnes en situation de handicap vis-à-vis de leur conjoint. Mais cette autonomie restera incomplète tant que le montant même de l’allocation obligera ses bénéficiaires à survivre avec des revenus indigents.

Notre société ne peut se satisfaire de condamner à la pauvreté celles et ceux que la vie a frappés par le handicap ou la maladie. La dignité ne se négocie pas. Étant donné qu’une personne touchant l’AAH fait face à des dépenses de la vie courante incompressibles au même titre que n’importe quel travailleur, son revenu de remplacement ne devrait pas être inférieur au SMIC.

Ce montant de 6 milliards d’euros tient d’une hausse nécessaire de l’AAH actuelle moyenne de 400 € par mois pour atteindre le niveau du SMIC pour 1,25 millions de bénéficiaires, ce qui équivaut à 6 milliards d’euros annuels.

Pour respecter les règles de recevabilité financière imposées par l’article 40 de la Constitution, cet amendement prélève formellement 6 milliards d’euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement sur le programme 304 « Inclusion sociale et protection des personnes » pour abonder de 6 milliards d’euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement le programme 157 « Handicap et dépendance ».

Néanmoins, les auteurs de cet amendement précisent qu’ils ne souhaitent en aucun cas amputer le budget de l’inclusion sociale et appellent le Gouvernement à lever ce gage financier.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 70

Andy Kerbrat LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N001549
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210