Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF1521

Bastien Lachaud LFI-NFP · Article 58

En clair

Bastien Lachaud a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 22 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Environnement et prospective de la politique de défense0 €0 €
Préparation et emploi des forces0 €0 €
Soutien de la politique de la défense−1 €−1 €
Équipement des forces0 €0 €
Revalorisation des pensions de retraite (création)+1 €+1 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement d’appel du groupe La France insoumise vise à questionner la réalité de l’augmentation des pensions de retraite censément permise par la prise en compte de l’indemnité de sujétions spéciales de défense dans leur calcul, prévu à l'article 79 du PLF27.
La rémunération des militaires est en grande partie constituée d’indemnités et primes non comprises dans la constitution et la liquidation des droits à pension.
De ce fait, les pensions des militaires sont relativement basses par rapport aux niveaux de rémunération perçus en activité ; le Haut Comité pour la condition militaire recommande ainsi depuis plusieurs années d’intégrer des indemnités dans l’assiette de calcul des pensions (voir rapport thématique 2023).
C’est également une promesse du gouvernement, annoncée dès 2024 et jusqu’ici jamais appliquée, remettant en cause la crédibilité des engagements ministériels en matière de condition militaire.
Or, l’article 79 du PLF27 n’intègre pas d’indemnité existante mais en crée une nouvelle. Son montant sera déterminé ultérieurement par décret ; les auditions préliminaires à l’examen du PLF n’ont pas permis de déterminer avec précision l’impact réel qu’aura cette mesure sur les pensions des militaires. Il a simplement été mentionné que cette nouvelle indemnité disposerait d'une enveloppe de 60 millions d'euros et serait accessible au bout de 7 années de service, excluant de fait une grande partie des militaires du rang, dont la durée moyenne d'engagement est de 5 ans et demi.

Au vu des renoncements récurrents du gouvernement et de sa volonté permanente de réaliser des économies au détriment du monde de la Défense – comme l’illustre le gel du point de pension militaire d’invalidité prévu dans le PLF27, malgré l’engagement pris lors de l’actualisation de la LPM- rien ne permet de dire, en l’absence d’engagement chiffré, que cette mesure permettra de compenser effectivement les pertes de pouvoir d’achat des militaires après leur départ de l’institution.
Pour des raisons de recevabilité financière, cet amendement transfère 1 euro en AE et en CP de l’action 61 « Action sociale, chômage et pensions » du programme 212 « Soutien de la politique de la défense » vers le nouveau programme créé « Revalorisation des pensions de retraite ».

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 70

Bastien Lachaud LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N001521
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210