Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF1226

Matthias Tavel LFI-NFP · Article 58

En clair

Matthias Tavel a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 21 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Infrastructures et services de transports−2 500 000 €−2 500 000 €
Mer, pêche et aquaculture+2 500 000 €+2 500 000 €
Paysages, eau et biodiversité0 €0 €
Expertise, information géographique et météorologie0 €0 €
Prévention des risques0 €0 €
Énergie, climat et après-mines0 €0 €
Service public de l'énergie0 €0 €
Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables0 €0 €
Fonds d'accélération de la transition écologique dans les territoires0 €0 €
Sûreté nucléaire et radioprotection0 €0 €
Ecologie – mise en extinction du plan de relance0 €0 €
Forêt0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement déposé par le groupe parlementaire La France insoumise vise à renforcer les moyens de contrôle en matière de dumping social dans le secteur maritime.
En mars 2022, l’armateur P&O Ferries qui opère sur le Transmanche a licencié en une seule journée 800 de ses marins britanniques. Les marins qui les ont remplacés, ressortissants de pays à bas coût de main d’œuvre, travaillent 17 semaines d’affilées en mer, 7 jours sur 7, à raison de 12 heures quotidiennes. Cet épisode illustre les menaces qui pèsent sur les conditions de travail des marins, et le risque de dumping social.

Si nous nous réjouissons de l’adoption en 2024 d’une loi pour mieux encadrer les conditions de travail sur le Transmanche, un élément essentiel ne doit pas être perdu de vue : pour que le droit puisse être appliqué, pour que les conditions de travail soient respectées, il faut qu’il soit possible de les contrôler.

Aujourd’hui, faute d’effectifs suffisants, trop peu de contrôles sont réalisés. Des navires peuvent opérer sans respecter la législation au regard du droit du travail et ne pas être inquiétés.

Même si la lutte contre le dumping social maritime s’intensifie, la France ayant réalisé 22 contrôles de longue durée en 2025, le double qu’en 2024, d’aucun considère que le compte n’est pas encore là.

C’est pourquoi nous proposons d'augmenter de 50 ETP les effectifs de contrôleurs. Si le nombre d’armateurs à contrôler reste faible, le temps à accorder pour chaque contrôle est conséquent. 50 inspecteurs experts du droit social maritime, répartis sur les différentes façades maritimes françaises, viendraient à la fois en support des inspecteurs DDETS sous l’autorité de la DGT, et en support des inspecteurs des CSN sous l’autorité de la DGAMPA. Ces effectifs permettraient d’assurer les contrôles nécessaires.

Considérant un coût moyen de 50 000€ par emploi, le groupe parlementaire La France insoumise propose de ponctionner 2 500 000 euros en CP et en AE de l’action 50 « Transport routier » du programme 203 « Infrastructures et services de transport » vers l’action 03 « Innovation et flotte de commerce » du programme 205 « Affaires maritimes, pêche et aquaculture », qui porte depuis 2023 les crédits relatifs au contrôle des navires battant pavillon étranger faisant escale. Nous invitons le Gouvernement à lever le gage.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 70

Matthias Tavel LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N001226
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210