Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF1219

Maxime Laisney LFI-NFP · Article 58

En clair

Maxime Laisney a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 21 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Infrastructures et services de transports0 €0 €
Mer, pêche et aquaculture0 €0 €
Paysages, eau et biodiversité0 €0 €
Expertise, information géographique et météorologie0 €0 €
Prévention des risques+1 000 000 000 €+1 000 000 000 €
Énergie, climat et après-mines0 €0 €
Service public de l'énergie−1 000 000 000 €−1 000 000 000 €
Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables0 €0 €
Fonds d'accélération de la transition écologique dans les territoires0 €0 €
Sûreté nucléaire et radioprotection0 €0 €
Ecologie – mise en extinction du plan de relance0 €0 €
Forêt0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Avec cet amendement, les député.es du groupe parlementaire La France insoumise souhaitent renforcer massivement le Fonds chaleur afin de le réhausser à 1,5 milliard comme préconisé par l'ADEME et d’accélérer le développement des énergies renouvelables et de réduire la dépendance de la France aux énergies fossiles.

Géré par l’Agence de la transition écologique (ADEME), le Fonds chaleur soutient les collectivités territoriales et les entreprises dans leurs investissements en faveur de la production de chaleur renouvelable et de récupération, ainsi que dans la création et l’extension des réseaux de chaleur. Il constitue un levier essentiel de décarbonation, notamment pour les secteurs du bâtiment et de l’industrie.

Pourtant, selon Reporterre, le projet de loi de finances pour 2027 prévoit une réduction de 300 millions d’euros de cette enveloppe, qui passerait de 800 à 500 millions d’euros, soit une baisse de près de 38 %. Cette diminution s’inscrit dans une réduction plus générale des moyens de l’ADEME, dont le budget serait amputé de 350 millions d’euros en 2027.

Cette baisse intervient alors que la décarbonation de la production de chaleur constitue un enjeu majeur de la transition énergétique. Le développement de la biomasse, de la géothermie, de la chaleur solaire et de la récupération de chaleur industrielle nécessite des investissements importants et un soutien public stable, permettant aux collectivités et aux entreprises de concrétiser leurs projets.

Renforcer le Fonds chaleur constitue également un choix économiquement pertinent. Selon le bilan publié par l’ADEME en avril 2026, les aides engagées par le fonds depuis 2009 ont permis de générer près de 18 milliards d’euros d’investissements, pour 5,9 milliards d’euros d’aides, soit environ 3 euros d’investissement mobilisés pour chaque euro d’aide publique. Le développement de la chaleur renouvelable permet par ailleurs de réduire les importations d’énergies fossiles et d’améliorer la balance commerciale française. Une étude d’évaluation du Fonds chaleur pour la période 2018-2023 souligne également la nécessité d’accroître les moyens consacrés à cette politique pour atteindre les objectifs nationaux de production de chaleur renouvelable. Investir en amont dans ces infrastructures permet ainsi de réduire durablement la dépendance aux énergies fossiles et les coûts associés à leur importation. En 2027, nous le ferons avec Jean-Luc Mélenchon.

Afin de financer cette mesure, et suite à une audition avec l'opérateur concerné, le présent amendement abonde les crédits de l’action 12 « Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) » du programme 181 « Prévention des risques » de 1 milliard d’euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, par une minoration à due concurrence des crédits du programme 345 « Service public de l’énergie ». Les député.es du groupe La France insoumise demandent au Gouvernement de lever le gage afin que ces crédits supplémentaires puissent être pleinement mobilisés au service de la transition énergétique et de la sortie des énergies fossiles.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 70

Maxime Laisney LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N001219
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210