Adopté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF1150

Ségolène Amiot LFI-NFP · Article 58

En clair

Ségolène Amiot a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été adopté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 29 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Accès et retour à l'emploi+1 990 000 000 €+1 990 000 000 €
Accompagnement des mutations économiques et développement de l'emploi−1 990 000 000 €−1 990 000 000 €
Amélioration de la qualité de l'emploi et des relations du travail0 €0 €
Soutien des ministères sociaux0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement, le groupe La France insoumise propose de revaloriser l’allocation de solidarité spécifique pour permettre aux privés d’emploi en fin de droits à l’assurance chômage de disposer d’un revenu permettant de vivre dignement.

Les néolibéraux ont fait le choix du chômage de masse pour notre pays. Toutes leurs politiques visent à limiter l’inflation, puisque leur unique objectif est de préserver un rapport de force favorable au patronat, afin de protéger les rentes de la bourgeoisie française.

C’est pour cela qu’il existe un chômage de masse et des millions de personnes confrontées au chômage de longue durée. Pour une offre d’emploi vacante, 14 personnes recherchent un emploi. 2 580 500 personnes étaient privées d’emploi depuis plus de 2 ans à la fin de l’année 2025.

Le Gouvernement souhaite appauvrir encore plus les chômeurs dont les droits à l’allocation d’assurance chômage ont expiré, en proposant 17,7 millions de coupes sur l’allocation de solidarité spécifique.

Ce projet de loi de finances pour 2027 prévoit une hausse du « coût unitaire moyen » journalier de l’ASS de 0,26 euro soit 13 centimes de moins qu’une évolution permettant de suivre les 2,1 % d’inflation attendue à la fin de l’année 2026. Il pourrait donc être proposé de désindexer l’ASS d’un tiers de l’inflation.

L’ASS à taux plein est aujourd’hui fixée à 19,48 euros par jour, soit 584,40 euros par mois. Pour les chômeurs de longue durée ne disposant pas d’autres revenus, le montant très faible de cette prestation ne leur permet pas de vivre dignement.

Nous proposons par conséquent de doubler le montant de l’ASS, afin de réduire l’intensité de la pauvreté qui est imposée à ces privés d’emploi.

Nous souhaitons également écarter les coupes budgétaires prévues dans ce PLF (17,7 milions d’euros).

Cela suppose d’augmenter de 100 % la dotation de l’État pour l’ASS (d’après son niveau de 2026), pour atteindre 3,98 milliards d’euros.

Pour des raisons de recevabilité financière au titre de l’article 40 de notre Constitution, cet amendement abonde de 1 990 000 000 euros les autorisations d’engagement et les crédits de paiement de l’action 1 « Indemnisation des demandeurs d’emploi » du programme 102 « Accès et retour à l’emploi », en diminuant d’autant les AE et CP de l’action 1 intitulée « Développement des compétences par l’alternance » du programme 103 « Accompagnement des mutations économiques et développement de l’emploi ».

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 70

Ségolène Amiot LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N001150
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210