Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF985

Arnaud Saint-Martin LFI-NFP · Article 58

En clair

Arnaud Saint-Martin a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 20 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Formations supérieures et recherche universitaire−94 000 000 €−94 000 000 €
Vie étudiante+94 000 000 €+94 000 000 €
Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires0 €0 €
Recherche spatiale0 €0 €
Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durables0 €0 €
Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle0 €0 €
Enseignement supérieur et recherche agricoles0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement, nous souhaitons dénoncer le laisser-faire du Gouvernement face à l’essor de l’enseignement privé lucratif.

Face à la faiblesse des moyens alloués à l’enseignement public ainsi que la pénurie de places organisée, le marché de l’enseignement privé progresse fortement. Parcoursup a ainsi constitué une opportunité formidable pour le marché privé de l’orientation et de la formation. En 2026, la part des formations privées répertoriées par Parcoursup représentait 43,1 % de l’offre totale.

Ce développement se fait au détriment des étudiants et de leurs familles. Dans son avis du 9 juillet 2025, le CESE dénonce la marchandisation des formations du privé lucratif. Les frais de scolarité y sont élevés, souvent plusieurs milliers d’euros par an, et la qualité pédagogique est inégale. Ces établissements délivrent fréquemment des diplômes non reconnus par l’État, comme les « « bachelors » » et « « mastères » », dont l’intitulé entretient la confusion avec la licence et le master. Le CESE pointe aussi des pratiques commerciales illégales et abusives : publicité mensongère sur la reconnaissance des diplômes ou l’insertion professionnelle, pression à l’inscription.... Il demande que les formations de mauvaise qualité et les établissements sanctionnés pour pratiques commerciales trompeuses soient retirés de Parcoursup. Selon lui, ce secteur, guidé par la rentabilité, s’est engouffré dans la brèche ouverte par le manque de moyens du service public.

Ce marché est pourtant soutenu par de l’argent public. Cet amendement propose de renforcer les exigences opposables en matière de transparence sur la qualité et le contenu des enseignements, le contrôle et la répression de la publicité mensongère et l’encadrement des fonds qui financent ces établissements. Nous appelons également à cesser le financement public de ces établissements privés lucratifs. Le PAP budgétaire ne permet toutefois pas d’identifier ces crédits : l’action « « Établissements d’enseignement privé » » du programme 150 ne distingue pas les établissements lucratifs des établissements privés d’intérêt général. Nous proposons donc de transférer l’intégralité des crédits de l’action 04 « « Etablissements d’enseignements privés » ».

Pour respecter les règles de recevabilité financière, nous proposons de transférer 94 000 000 en AE et CP l’action 04 « « Etablissements d’enseignement privés » » du programme 150 vers l’action 01 « « Aides directes » » du programme 231.

Son sort

Sort décidé le
L'amendement identique, discuté avec lui

Auteurs 70

Arnaud Saint-Martin LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N000985
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210