Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF886

Jean-François Coulomme LFI-NFP · Article 58

En clair

Jean-François Coulomme a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 22 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Coordination du travail gouvernemental−10 000 000 €−10 000 000 €
Protection des droits et libertés+10 000 000 €+10 000 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent renforcer les moyens du Défenseur des droits.

Créé par la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, le Défenseur des droits s’est vu confier deux missions : défendre les personnes dont les droits ne sont pas respectés et permettre l’égalité de toutes et tous dans l’accès aux droits.

Par cet amendement, notre groupe parlementaire souhaite augmenter les moyens du Défenseur des droits dont le budget est de nouveau extrêmement bas pour l’année à venir. Malgré la légère augmentation de 300 000 en 2026, le budget du Défenseur des droits est en baisse pour 2027 de près de 800 000 euros. Le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales recule dans notre pays et le nombre de réclamations portées devant le Défenseur des droits est en forte augmentation, comme en fait état le rapport annuel de l’institution.

Ce sont 165 011 réclamations recensées en 2025, en hausse de 17 % par rapport à 2024. Ce sont les réclamations portant sur l’accès aux services publics qui a le plus augmenté, près de 20 % supplémentaire par rapport à 2024. En ce qui concerne l’orientation et la protection des lanceurs d’alerte c’est une augmentation de 70 %. Les sollicitations n’ont de cesse d’augmenter depuis 2021 et le Défenseur des droits se voit conférer toujours plus de mission.

Bien que le Défenseur des droits se soit imposé comme un échelon essentiel de la garantie des droits, la faible hausse des crédits peinera à accompagner ce rôle primordial dans un État de droit. Pour une action efficace, il va sans dire que des moyens à la hauteur de l’enjeu doivent être déployés.

Pour toutes ces raisons, les parlementaires du groupe LFI proposent de transférer 5 millions d’euros en AE et en CP de l’action 03 « Coordination de la politique européenne » et 5 millions d’euros en AE et en CP de l’action 13 « Ordre de la légion d’honneur » du programme 129 « Coordination du travail gouvernemental » pour les transférer sur l’action 09 « Défenseur des droits » du programme 308 « Protection des droits et libertés ». Le budget du Défenseur des droits ainsi drastiquement augmenté de 10 millions d’euros lui permettra d’étendre ses missions et de recruter davantage de personnel.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 70

Jean-François Coulomme LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N000886
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210