Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF492

Arnaud Saint-Martin LFI-NFP · Article 58

En clair

Arnaud Saint-Martin a déposé cet amendement le 15 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 20 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Formations supérieures et recherche universitaire0 €0 €
Vie étudiante0 €0 €
Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires−330 000 000 €−330 000 000 €
Recherche spatiale0 €0 €
Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durables0 €0 €
Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle0 €0 €
Enseignement supérieur et recherche agricoles0 €0 €
Gratuité de l'université (création)+330 000 000 €+330 000 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement du groupe La France insoumise, instaure la gratuité de l’enseignement supérieur public, de la licence au doctorat. Il abroge les frais d’inscription différenciés imposés aux étudiants extracommunautaires par Emmanuel Macron et met fin à la hausse continue des frais d’inscription et de la CVEC, afin de faire appliquer le Préambule de 1946, selon lequel l’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État’.

Le double quinquennat d’Emmanuel Macron a été marqué par une envolée des frais d’inscription et de la CVEC, utilisés comme leviers de financement des universités : les frais d’inscription ont augmenté de 38 % et la CVEC a été multipliée par 16,7 depuis 2017 . Une inscription en licence, à 184 € en 2017, coûte 283 € en 2026.

La Cour des comptes rappelle pourtant que les droits d’inscription ne représentent que 2,19 % des ressources des universités : ils ne sauraient être un levier essentiel de financement et pourraient être compensés par une hausse des subventions de l’État.

Le dégel des frais d’inscription décidé par Emmanuel Macron en 2024 a entraîné leur hausse continue, alors que le reste à vivre des étudiants diminue chaque année. La France reste l’un des pays où l’origine sociale pèse le plus : seuls 35 % des jeunes issus des 10 % des familles les plus modestes poursuivent des études supérieures, contre 90 % parmi les 10 % les plus aisées.

Les étudiants étrangers, particulièrement exposés à la précarité, se sont vu imposer par Emmanuel Macron des droits d’inscription différenciés, mesure xénophobe et discriminatoire que le Gouvernement entend désormais généraliser. Cumulée à la suppression des APL pour une partie des étudiants, cette politique s’inscrit dans un contexte où les étudiants étrangers sont directement dans le viseur de l’extrême droite, dont le Gouvernement reprend certaines revendications xénophobes.

La mobilisation étudiante et lycéenne a déjà fait reculer le Gouvernement, qui a dû renoncer à instaurer des frais d’inscription en BTS et en CPGE dans le projet de loi de finances pour 2027. Les étudiants ne doivent plus payer le désengagement de l’État.

Dès 2027, Jean-Luc Mélenchon mettra en place la gratuité de l’enseignement supérieur comme nous le proposons dans le programme de la France insoumise.

Pour respecter les règles de recevabilité financière, nous proposons de transférer à hauteur de 330 000 000 d’euros les crédits (en AE et CP) de l’action 02 « Agence nationale de la recherche » du programme 172 vers une nouvelle ligne de programme intitulée « Gratuité de l’université ». Nous appelons le Gouvernement à lever le gage.

Son sort

Sort décidé le
L'amendement identique, discuté avec lui

Auteurs 70

Arnaud Saint-Martin LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N000492
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210