Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027

Amendement n° AS1096

Élise Leboucher LFI-NFP · Après l'article 26

En clair

Élise Leboucher a déposé cet amendement le 8 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des affaires sociales le 15 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
173 sur 1 659amendements dont le sort est connu, en commission des affaires sociales

Ce qu'il propose

Le dispositif

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport portant sur l’application de l’article 84 de la loi n° 2020‑1576 du 14 décembre 2020 de financement de la sécurité sociale pour 2021.

Ce rapport évalue les pratiques d’isolement et de contention et les conditions de mise en œuvre d’une interdiction de la contention mécanique pour les patients hospitalisés en psychiatrie.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement, le groupe parlementaire de la France Insoumise demande un rapport sur les pratiques d’isolement et de contention et les conditions de mise en œuvre d’une interdiction de la contention mécanique pour les patients hospitalisés en psychiatrie.

Dans son rapport annuel 2024, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté relève une aggravation de la crise structurelle de la psychiatrie et ses effets délétères sur les droits fondamentaux des patient·es hospitalisés sans consentement : restrictions de liberté illégitimes, mesures d’isolement ou de contention parfois illégales ou appliquées dans des conditions indignes, et absence, dans trop d’établissements, de toute réflexion institutionnelle sur la réduction du recours à ces pratiques.

La contention mécanique est pourtant considérée par de nombreuses associations de patients et de proches comme une atteinte fondamentale aux droits des patients, et ce alors même qu’aucune donnée scientifique ne vient étayer son intérêt thérapeutique. Son interdiction doit donc être un objectif de toute politique publique ambitieuse de réforme de la psychiatrie qui vise l’intérêt des patients.

Si de nombreux soignants la pratiquent encore faute de moyens financiers suffisants et par absence de formation à d’autres pratiques, il est alors nécessaire d’évaluer les conditions nécessaires à la mise en œuvre d’une interdiction totale de la contention mécanique au travers d’un rapport remis au Parlement.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 70

Élise Leboucher LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3211

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO420120B3211P0D1N001096
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3211