Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027

Amendement n° AS973

Hadrien Clouet LFI-NFP · Article 11

En clair

Hadrien Clouet a déposé cet amendement le 8 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des affaires sociales le 15 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
173 sur 1 659amendements dont le sort est connu, en commission des affaires sociales

Ce qu'il propose

Le dispositif

À la fin de l’alinéa 4, substituer au montant :

« 2,24 milliards d’euros »

le montant :

« 2 milliards d’euros ».

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement, les député.es membres du groupe parlementaire la France Insoumise souhaitent abaisser le montant Z à 2 milliards d'euros.

Les fabricants de dispositifs médicaux profitent largement des financements publics. Les dépenses d'assurance maladie relatives aux dispositifs médicaux sont en hausse de 3,7% (2,4 Md€) par an sur la période 2017-2022 et représentaient 14 milliards d’euros en 2022. La consommation de dispositifs médicaux a atteint 21,7 milliards d'euros en 2024, en hausse de 4,4% sur un an.

La France est le pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) qui consacre la dépense totale la plus élevée aux dispositifs médicaux (298 euros par an et par habitant en 2021). Selon une étude faite par le SNITEM (Syndicat National de l’Industrie des Technologies Médicales), le marché français du matériel médical représente un chiffre d’affaires de 30,7 milliards d’euros en 2021, soit 6,3 % du marché mondial.

Cette hausse des dépenses s'explique pour partie par l'évolution démographique que connaît notre pays. Le vieillissement de la population entraîne des besoins accrus de matériels et d'appareils d'aide à la vie comme d'optique médicale. En outre, c'est sur les dépenses relatives aux dispositifs médicaux que les ménages supportent le reste à charge le plus important, comme l'indique la Drees.

Cette tendance à l'accroissement des besoins de santé implique de mettre à contribution les industriels dont les prix sont trop élevés.

Le Gouvernement fait exactement l'inverse.

Il fait peser le coût sur les patients. À l'été, le Gouvernement a discrètement pris des décrets qui prévoient une hausse des tickets modérateurs sur les dispositifs médicaux de 10 points. Le reste à charge déjà élevé va exploser : soit directement, soit par la hausse des prix des complémentaires santé.

Cela fait des années qu'il place le montant Z à un niveau si élevé que les fabricants ne contribuent pas à financer l'Assurance maladie. Ces laboratoires pourrait contribuer pour la première fois en 2026.

Pour qu'ils baissent leurs prix, il faut augmenter leur contribution, donc abaisser son seuil de déclenchement.

Pour toutes ces raisons, les député.es membres du groupe La France Insoumise proposent de ramener le montant Z à 2 milliards d'euros pour 2027.

Jean-Luc Mélenchon, candidat à l'élection présidentielle de 2027 pour La France insoumise, propose une prise en charge par la Sécurité sociale de l'ensemble des dispositifs médicaux nécessaires à la vie quotidienne ainsi que la création d'un pôle public du médicament, qui permettra de contrôler les prix.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 70

Hadrien Clouet LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3211

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO420120B3211P0D1N000973
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3211