Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027

Amendement n° AS677

Zahia Hamdane LFI-NFP · Après l'article 39

En clair

Zahia Hamdane a déposé cet amendement le 8 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des affaires sociales le 16 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
173 sur 1 659amendements dont le sort est connu, en commission des affaires sociales

Ce qu'il propose

Le dispositif

L’article L. 313‑14‑3 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les personnes morales sanctionnées au titre du présent article ne peuvent plus prétendre au bénéfice de sommes versées au titre de l’article L. 314‑3-1. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise vise à préciser que toute personne morale sanctionnée pour avoir indûment bénéficié de fonds publics versés par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie ne pourra plus jamais prétendre à ces sommes.

Le groupe Orpea (devenu Emeis) a mis en place un système de rétrocommissions qui lui permettait de toucher de l’argent public qui venait directement garnir les bénéfices du groupe, sans que les résidents n’en voient la moindre trace dans leurs assiettes ou dans la rémunération du personnel les prenant en charge.

Cela fait plus de 4 ans que le livre « Les fossoyeurs » est venu révéler l’ampleur du système de maltraitance des résidents organisé dans les Ehpad privés, notamment ceux du groupe Emeis (ex-Orpea).

La réponse politique fut loin d’être à la hauteur des enjeux. Faute de moyens, les inspecteurs missionnés pour contrôler les 7 500 Ehpad de France après l’affaire Orpea n’ont pu se déplacer que dans un tiers des établissements. Ils n’ont contrôlé les autres que sur pièces. En 2025, lors du bilan de cette campagne de contrôle, la ministre en charge des solidarités s’est félicitée du recouvrement, par la CNSA, des financements publics indûment perçus par Orpéa à hauteur de 55,8 millions d’euros. Mais selon un syndicaliste cité dans une enquête France Info publiée en mars 2025, « Au final, on a agi à un instant T et on a donné des coups d’épée dans l’eau, sans faire peur aux grands groupes ».

Il doit être mis fin au modèle lucratif dans le secteur du grand âge, où la course à la rentabilité exposent nos aînés à la maltraitance institutionnelle alors que le secteur est largement financé sur fonds publics.

La France insoumise et Jean-Luc Mélenchon, son candidat à l’élection présidentielle de 2027, mettront fin à ces pratiques en collectivisant les Ehpad privés à but lucratif pour en confier la gestion à des associations ou coopératives. Ils créeront 50 000 places par an dans les Ehpad publics sur 5 ans (10 000 par an), refonderont le modèle de financement du secteur du grand âge et augmenteront les moyens matériels et humains qui y sont dédiés, comme le prévoit le programme l’Avenir en commun.

Dès à présent et pour l’année 2027, cet amendement vient renforcer les sanctions pesant les établissements médico-sociaux sanctionnés pour ne pas avoir respecté les réglementations en vigueur en les privant d’argent public.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 70

Zahia Hamdane LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3211

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO420120B3211P0D1N000677
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3211