Tombé

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027

Amendement n° AS548

Anaïs Belouassa-Cherifi LFI-NFP · Article 7

En clair

Anaïs Belouassa-Cherifi a déposé cet amendement le 8 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il est tombé en commission des affaires sociales le 14 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
173 sur 1 659amendements dont le sort est connu, en commission des affaires sociales

Ce qu'il propose

Le dispositif

Rédiger ainsi les alinéas 19 et 20 :

« b) La dernière phrase du dernier alinéa du II de l’article L. 241‑13 du code de la sécurité sociale est ainsi rédigée :

« Ce montant est inférieur au salaire minimum de croissance applicable au 1er janvier 2024 majoré de 100 %. » ; ».

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Par cet amendement, le groupe parlementaire La France Insoumise souhaite limiter le dispositif de réduction générale de cotisations sociales aux salaires inférieurs à 2 fois le SMIC.

Le coût des exonérations de cotisations sociales est de plus de 88 milliards d’euros dont près de 68 milliards d’euros pour les régimes de Sécurité sociale.

C’est un gigantesque gaspillage de l’argent public, d’autant plus inacceptable que les services publics sont exsangues et que les recettes de la Sécurité sociale ne permettent pas de répondre aux besoins sociaux.

Plutôt que de diminuer le niveau de ces exonérations de cotisations, le Gouvernement propose un nouveau budget de casse sociale qui fait des coupes budgétaires sur l’hôpital, sur les malades, sur les retraités, sur les privés d’emploi.

Ces cadeaux aux entreprises sont accordés sans aucune contrepartie. Ils sont payés par les catégories populaires et moyennes, au moyen de la TVA qui vient les compenser.

Le seuil de salaire jusqu’auquel elles sont applicables est aujourd’hui de 3 SMIC, ce qui est bien trop élevé. La littérature scientifique nous apprend que ces exonérations de cotisations sociales n’ont aucun effet notable sur l’emploi et la « compétitivité » au-delà de 1,6 SMIC. Même certains économistes libéraux sont contraints à reconnaître le fiasco qu’est cette politique. Le Groupe d’experts sur le Smic, dans son rapport remis le 12 décembre 2025 au Gouvernement, recommandait précisément d’abaisser le seuil de sortie du dispositif à 2 Smic, afin de « recentrer les allègements là où ils ont démontré un effet sur l’emploi ».

L’économiste Clément Carbonnier a montré les effets de cette politique. Les exonérations de cotisations sociales sont directement allés gonfler les profits des entreprises, sans augmenter l’investissement et l’emploi total. Concernant les hausses de salaires, elles n’ont existé que pour les salariés qui avaient déjà de hauts salaires (« Toujours moins ! L’obsession du coût du travail ou l’impasse stratégique du capitalisme français », 2025).

C’est pourquoi il faut organiser la sortie des exonérations de cotisations sociales.

Pour toutes ces raisons, le groupe La France Insoumise souhaite limiter le dispositif d’allègement général de cotisations sociales aux salaires inférieurs à deux fois le SMIC. Il est également proposé que le SMIC servant de référence pour leur calcul soit gelé à son niveau de 2024.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 70

Anaïs Belouassa-Cherifi LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3211

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO420120B3211P0D1N000548
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3211