Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027

Amendement n° AS488

Zahia Hamdane LFI-NFP · Après l'article 6

En clair

Zahia Hamdane a déposé cet amendement le 8 oct. 2026, avec 69 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des affaires sociales le 14 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
173 sur 1 659amendements dont le sort est connu, en commission des affaires sociales

Ce qu'il propose

Le dispositif

Le deuxième alinéa de l’article L. 241‑3 du code de la sécurité sociale est remplacé par sept alinéas ainsi rédigés :

« Ces cotisations sont pour partie à la charge de l’employeur et pour partie à la charge du salarié. Leur taux est ainsi fixé :

« – Cotisation plafonnée employeur : 8,55 % ;

« – Cotisation plafonnée salarié : 6,90 % ;

« – Cotisation déplafonnée employeur : 2,11 % ;

« – Cotisation déplafonnée salarié : 0,40 % ;

« – Cotisation déplafonnée sur la part supérieure à 4 fois le plafond annuel de la sécurité sociale employeur : 1,78 % ;

« – Cotisation déplafonnée sur la part supérieure à 4 fois le plafond annuel de la sécurité sociale salarié : 1,60 % »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement de repli des député.e.s membres du groupe la France Insoumise vise à créer une surcotisation sociale dédiée à la branche Vieillesse sur les revenus supérieurs à 4 fois le plafond de la Sécurité sociale.

Cette mesure vise à financer l'abrogation de la retraite à 64 ans, imposée par 49 al 3 contre une immense majorité du peuple français, des syndicats, et contre l'Assemblée nationale.

La branche vieillesse est aujourd'hui privée de 26,2 milliards d'euros en raison des multiples exonérations de cotisations sociales. Très concrètement, le volume astronomique des exonérations de cotisations vieillesse permettrait de financer immédiatement l'abrogation de la retraite à 64 ans.

De nombreuses pistes de financements sont disponibles pour répondre aux besoins du système de retraites.

C'est le cas d'une mise à contribution des plus hauts revenus, qui le sont moins. Alors que le taux de cotisations appliqué aux revenus dans la limite d'un plafond de la Sécurité sociale est de 17,96%, il tombe à 2,51% pour les revenus excédant ce plafond.

Nous proposons la création d'une surcotisation de 3,38% sur les revenus supérieurs à un seuil de 4 plafonds de la Sécurité sociale, soit 16 020 euros brut par mois. Cela porterait à 5,89% le taux des cotisations applicables à ces très hauts revenus.

Pour un salarié rémunéré 30 000 euros par mois, cela représenterait une contribution supplémentaire de 472 euros au financement de la branche vieillesse, un très modique effort à ce niveau de rémunération.

Pour toutes ces raisons, le groupe parlementaire la France insoumise propose la création d'une surcotisation vieillesse sur les revenus excédant 16 020 euros par mois.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 70

Zahia Hamdane LFI-NFP

Les 69 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3211

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO420120B3211P0D1N000488
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3211